La fièvre tricolore

La fièvre commence à monter à Melbourne dans le clan tricolore. Les Français auront contre eux 15000 spectateurs, moins une centaine de supporteurs intrépides n’ayant pas reculé devant la longueur du déplacement. Les autres statistiques ne sont guère plus encourageantes. Présents dans 46 finales depuis la création de l’épreuve, soit plus d’une fois sur deux, les Australiens, qui en ont gagné 27, n’en ont perdu que 6 sur les 24 qu’ils ont jouées chez eux. En comparaison, les Français, qui en seront à leur quatorzième finale, n’ont remporté que 2 de leurs 8 titres à l’extérieur. Une victoire constituerait donc un exploit d’autant plus grand. Mais il s’agit cette fois, après les probants succès français sur la Belgique, la Suisse et les Pays-Bas aux tours précédents, d’une opposition sur les failles de laquelle il ne faut pas trop miser. D’autant plus que Patrick Rafter vient de subir trois défaites face à Andre Agassi, Sébastien Grosjean et Lleyton Hewitt au Masters de Sydney. Ses douleurs persistantes au bras droit l’avaient empêché de jouer depuis la victoire de l’Australie sur la Suède, en demi-finale de la Coupe Davis, le 23 septembre. Au cas où ils mèneraient 2-0 à l’issue de la première journée, les Australiens n’en seraient que plus déterminés à réussir le K.O. en remportant le double le samedi. Ce qui ne faciliterait pas la tâche de l’astucieux Fabrice Santoro et de Cédric Pioline. Si toutefois Forget ne brouille pas les cartes à la dernière minute en retenant Sébastien Grosjean associé à Nicolas Escudé pour le double, Arnaud Clément jouant le deuxième simple vendredi.

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