La finale des bonnes soeurs

Williams-Williams est l’affiche de la finale de l’Open d’Australie : la numéro 1 contre la numéro 2. Les deux confrontations américano-belges en demi-finale ont tourné en faveur des deux soeurs. Venus a eu raison de Justine Henin-Hardenne en deux manches (6-3, 6-3) alors que Serena a battu Kim Clijsters en trois sets (4-6, 6-3, 7-5). Il n’a fallu qu’une heure et 14 minutes à Venus pour atteindre sa première finale au tournoi de Melbourne. L’Américaine s’est montrée plus agressive.
«Lorsque je suis sur le court, je suis une compétitrice et quelle que soit mon adversaire, j’ai horreur de perdre», a-t-elle déclaré après le match. C’est pourtant Justine Henin, tête de série numéro 5 qui, sur le court central, a déclenché les hostilités en faisant le break au troisième jeu. Venus s’est vite rattrapée et a pu gagner le premier set. La Belge, qui avait trouvé son rythme, a brillé au début du second set, poussant même Venus à se montrer moins convaincante. Mais son jeu a fini par perdre de son efficacité au milieu du set, preuve de sa fatigue et de son essoufflement. «Venus était vraiment agressive. Je n’ai pas mis assez la pression sur elle. J’avais mal à l’épaule à la fin du match et d’une manière générale, j’étais fatiguée», a reconnu Henin à l’issue de la rencontre. En huit rencontres, Venus ne s’est inclinée qu’une seule fois face à la Belge. Elle l’avait même battue lors de la finale des Internationaux de Grande-Bretagne à Wimbledon.
Dans la seconde demi-finale, qui a opposé Serena à Kim Clijsters, la numéro un mondiale est revenue de loin. Dans la seconde demi-finale, Serena a sauvé deux balles de match, menée 5-1 dans le dernier set, pour finalement se défaire de son adversaire et gagner son billet pour la finale. Clijsters, numéro 4 mondiale, avait la victoire a portée de main, mais c’était sans compter la rage de vaincre de la cadette des soeurs Williams. Cette dernière s’est adjugée six jeux successifs, signant l’un des plus beau retour de sa carrière.
En cas de victoire samedi, la numéro un mondiale deviendra la cinquième joueuse de tennis de l’Histoire à détenir successivement les quatre titres de Grand chelem (Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open acquis l’an dernier). Mais Venus n’est pas prête à lâcher prise, même si les statistiques ne sont pas en sa faveur. Les deux soeurs ont disputé quatre finales de Grand chelem. Venus a gagné la première, à l’US Open en 2001, mais a perdu les trois suivantes l’année dernière, à Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open.
Serena part donc favorite de part son statut de reine du classement mondial. Le vigoureux talent qu’elle a déployé en demi-finale pour refaire son terrible handicap dans le dernier set peut également entrer en jeu. D’autant plus qu’elle joue samedi la possibilité d’une levée du Grand Chelem sur deux saisons. Un exploit qui n’a été réalisé que par trois joueuses seulement. L’Américaine Maureen Connolly, l’Australienne Margaret Court et l’Allemande Steffi Graf y sont parvenues la même année, en 1953, 1970 et 1988. L’Américaine Martina Navratilova, en 1983-1984, et Graf encore, en 1993-1994, à cheval sur deux saisons.

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