La finale des Lions

Cinq matchs, cinq victoires. Le Cameroun assure sans trop forcer. N’ayant encaissé aucun but depuis le début de la coupe d’Afrique des nations, les Lions Indomptables se sont forgés une image d’équipe difficile à battre. Les coéquipiers de Patrick Mboma, qui possèdent la meilleure attaque de la CAN avec neuf réalisations, ont, jusqu’à présent, su défendre leur titre acquis en 2000. En demi-finale, les hommes de l’Allemand Winfried Schaefer, ou le Lion Blond, n’ont fait qu’une bouchée du pays hôte de la CAN 2002, le Mali (3-0), jeudi au stade du 26-mars à Bamako, devant plus de 50 000 spectateurs. Dominateurs, les Lions Indomptables ont mis fin à l’aventure des jeunes Aiglons conduits par le Franco-polonais Henri Kasperczak. Pourtant, ils avaient mal entamé la rencontre. Et pour cause : une heure et demie avant le coup d’envoi, l’entraîneur-adjoint des gardiens de but, Thomas Nkono, avait été emmené menottes aux poignets par une dizaine de policiers alors qu’il était seul sur le terrain avec le sélectionneur Schaefer. Il aurait été soupçonné de vouloir jeter un sort sur le terrain. « Avant le début du match, on a été choqués car Thomas Nkono a été tabassé par les policiers. Je suis déçu par ce comportement. Ça nous a donné un moral d’enfer. Nous savons que nous sommes l’équipe à battre. Nous sommes ensemble depuis deux ans. Les automatismes sont là. On se connaît tellement qu’aujourd’hui on n’a pas eu de craintes », a déclaré Rigobet Song, capitaine de l’équipe du Cameroun.
Salomon Olembe, nouvelle recrue de l’OM, (deux buts) et Marc-Vivien Foé, milieu de terrain de l’OL, se sont chargés de montrer que les Camerounais n’avaient besoin que de leur talent pour accéder à la finale. Lors de leur prochain match, les coéquipiers de Patrick Mboma retrouveront, dimanche, la révélation de cette saison, le Sénégal. Ça sera le face-à-face des lions.
Les Lions Indomptables contres les Lions de « Téranga ». Ces derniers se sont qualifiés en finale de la Coupe d’Afrique des Nations, pour la première fois de leur histoire, aux dépens du Nigeria (2-1 a.p). Au stade Modibo-keita, les coéquipiers d’El Hadji Diouf, même réduits à dix, après l’expulsion de Pape Sarr en première mi-temps, ont réussi à prendre leur revanche sur le vice-champion. Avec cette performance, qui a fait la Une des journaux sénégalais, l’équipe made in France vient d’écrire à l’envers le scénario du quart de finale de la CAN-2000 où le Nigeria s’était qualifié sur le même score et après prolongation. Pourtant, l’histoire a failli se répéter pour les mondialistes.
Comme en 2000, c’est l’intenable Julius Aghahowa qui a égalisé alors que le Sénégal avait ouvert le score malgré par Bouba Diop. Après un second but en prolongation, inscrit par Diao, le Sénégal a eu un coup de chance quand Wilson Oruma a raté un penalty. Les hommes de Bruno Metsu, déjà qualifiés pour la coupe du monde qui aura lieu en Corée du Sud et Japon, et là encore c’est une première, continuent d’impressionner par la qualité technique et tactique de leur jeu. Le 31 mai prochain, ils vont défier la France, champion du monde en titre, en match d’ouverture du mondial-2002 à Séoul. Deux équipes de la même école !

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *