La France déçoit, les Pays-Bas noient l’Italie

Les Pays-Bas ont posé lundi leur empreinte sur l’Euro de football en humiliant l’Italie 3 à 0 dans le groupe C, tandis que l’équipe de France a déçu face à la Roumanie, se contentant d’un match nul 0-0.
Les Bleus, auteurs du premier match sans but du tournoi, ont été incapables de hausser le rythme d’une rencontre insipide pour prendre le dessus sur des Roumains, qui ont passé l’intégralité du match sur la défensive, trop contents de préserver ce résultat. A l’issue de la rencontre, Raymond Domenech s’est déclaré «ni inquiet ni optimiste», jugeant que toutes les équipes du groupe auraient à se battre jusqu’au bout. «Je le répète depuis le tirage au sort que ce groupe serait compliqué, que ces équipes sont solides, organisées, bien préparées», a réagi le sélectionneur français.
«Dans ce groupe, il y a des équipes qui vont se déchirer jusqu’au bout, on le sait depuis le début», a-t-il ajouté.
Mais son jugement, livré avant le match Pays-Bas- Italie, pourrait être altéré par la prestation très convaincante des Néerlandais qui, dans le sillage de l’Allemagne et du Portugal, ont montré leurs muscles à l’Europe du football. Le tout face à un adversaire aussi redoutable que l’Italie, championne du monde en titre, dont l’ambition de réaliser le doublé Coupe du monde-Euro, huit ans après la France, a pris un sacré coup de plomb.
Victimes d’une injustice sur le premier but néerlandais accordé à Ruud van Nistelrooy malgré sa position de hors-jeu, les Italiens pourront toujours accabler l’arbitrage du Suédois Peter Fröjdfeldt. Mais ils ne pourront faire l’économie d’une autocritique en profondeur car leur défaite aurait pu être plus lourde encore. Leur défense, à l’image de Marco Materazzi, a été ridiculisée et leur milieu de terrain a été dépassé dans les dimensions physique et technique par des Néerlandais virevoltants.
L’association de Rafael Van der Vaart, Wesley Sneijder et Dirk Kuyt dans le 4-2-3-1 de Marco van Basten a fait des ravages au milieu et la tour de contrôle Van Nistelrooy s’est montrée précieuse sur le front de l’attaque.
Et avec un gardien de la trempe de Van der Sar, auteur d’arrêts décisifs au plus fort de la domination italienne, les Pays-Bas semblent armés pour survivre au groupe de la mort.
Comme l’a déclaré Domenech, le prochain France – Pays-Bas du 13 juin à Berne sera déjà un «match éliminatoire» pour les Bleus. Le sélectionneur pourrait récupérer à cette occasion son capitaine Patrick Vieira, dont les doutes sur la participation à la suite de l’Euro ont été levés lundi, et l’attaquant Thierry Henry, ménagé face à la Roumanie.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *