La Francophonie au Niger

Dans la capitale Niamey, une cinquantaine d’Etats francophones s’affrontent jusqu’au 17 décembre dans six compétitions sportives et sept épreuves culturelles. Football, athlétisme, basket-ball, tennis de table, judo et boxe figurent au programme sportif avec, en démonstration, la lutte traditionnelle.
Lundi dernier, la sélection du Burkina Faso  des moins de 20 ans a battu son homologue malienne par 3 buts à 1 au stade Général Seyni Kountché de Niamey, en match d’ouverture du tournoi de football (groupe A). Les buts des Burkinabés ont été marqués successivement par Paul Koulibaly, Henri Traoré et Alain Traoré, alors que l’unique but des Maliens a été signé Diabaté Cheik Tidiane. Outre le Burkina Faso et le Mali, le groupe A comprend les sélections de France et de Haïti. Le groupe B est composé du Maroc (tenant du titre), du Sénégal, de la RD Congo et de la Lituanie, tandis que le groupe C comprend le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Canada.
Les deux premiers de chaque groupe se qualifieront pour les quarts de finale, en plus des deux meilleurs troisièmes.
L’artistique sera présent à travers la chanson, les contes et conteurs, la danse, la littérature la peinture, la photographie et la sculpture.
Comme d’habitude, peu de vedettes ont fait le déplacement. A leur place, une flopée de jeunes talents tenteront de se faire un nom comme Marie-José Pérec ou David Douillet.
La jeunesse sera au pouvoir, mais la principale tête d’affiche sera un néo-retraité, le champion olympique français Jean Galfione, qui va participer au concours à la perche, tout en étant engagé dans des actions humanitaires. Jusqu’au dernier moment, ces Vème Jeux sont restés en suspens. Après les pluies et les invasions de criquets pèlerins, une grave crise alimentaire a touché cette année 3,5 millions de personnes dans ce pays de 11 millions d’habitants.
L’urgence étant ailleurs, on a évoqué à plusieurs reprises le report de l’événement, son transfert dans un pays voisin et même son annulation, d’autant qu’un important retard a été pris dans la construction des infrastructures.
"La question s’est évidemment posée, reconnaît Abou Diouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie. Mais on a décidé de maintenir les Jeux.’’
‘’Les Jeux sont au contraire une chance extraordinaire pour le développement du pays", souligne Brigitte Girardin, ministre française déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie.
La France et le Canada prennent en charge près de la moitié du budget, qui avoisine les 12 millions d’euros, l’autre moitié devant être supportée par le Niger.
Les Jeux de la Francophonie constituent l’événement le plus important organisé dans ce pays sahélien musulman, une ex-colonie française qui vit sous perfusion des bailleurs de fonds et dont deux tiers des habitants disposent de moins d’un dollar par jour.

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