La FRMF veut impliquer l’État

La FRMF veut impliquer l’État

Des rumeurs circulent ces derniers temps sur une enveloppe de 80 millions de DH accordée par la primature pour la restructuration du football national. Enveloppe dont la première tranche sera débloquée dans les quelques jours qui viennent. Contacté par «Aujourd’hui Le Maroc», Ahmed Ammor, secrétaire général de la Fédération royale marocaine de football, en même temps président de la commission des Finances, a démenti en bloc toutes ces informations. «Il n’y a absolument rien. Ces informations sont fausses.
Tout ce que je peux vous dire là-dessus c’est qu’il y a un travail qui se fait. Nous avons présenté un dossier et, aujourd’hui, nous sommes toujours dans la phase des discussions», a déclaré ce dernier. En revanche, le secrétaire général de la FRMF a tenu à faire savoir que le projet en question sera financé à hauteur de 60 % par la fédération.
Des discussions sont toujours en cours pour que l’Etat, faute d’un ministère des sports, prenne en charge les 40 % restant. «On ne demande pas de l’argent, mais que l’Etat, en tant qu’acteur, contribue au développement de l’infrastructure sportive dans notre pays », a fait remarquer ce dernier. En clair, la fédération demande à l’Etat la construction de quatre terrains synthétiques par an, soit 16 en quatre ans. « Depuis que la FIFA a autorisé les gazons artificiels, nous avons pensé à construire ce type de terrains, moins chers, pour offrir de meilleures conditions de formation aux jeunes», a tenu à préciser Ammor. Et il n’y a pas que les terrains synthétiques comme revendication.
Dans le projet de restructuration du football national, il est également question de la construction d’un certain nombre de centres de formation par an. Une des priorités de la fédération pour permettre à un certain nombre de clubs, notamment ceux qui n’ont pas les moyens nécessaires, d’assurer la formation de leurs jeunes. Là aussi, l’Etat devra mettre la main à la poche. Au jour d’aujourd’hui, l’on ne connaît pas encore les clubs qui vont bénéficier de ce projet. Enfin, l’Etat devra contribuer au financement des équipes nationales. Car la FRMF, à elle seule et vu les ressources limitées, arrive difficilement à honorer ses engagements.
Normalement, ce genre de projet devrait être financé par le Fonds national du développement du Sport, alimenté essentiellement par la Marocaine des Jeux et des sports et les dotations budgétaires. Rien que pour la Marocaine des Jeux et des Sports, le total des versements effectués au profit du FNDS au cours de la période allant de 2001 à 2003, a atteint 159,6 millions de DH. De 46,4 millions de DH en 2001, ces versements ont passé à 53,6 millions en 2002, avant d’atteindre 59,6 millions de DH en 2003. Les recettes du FNDS sont destinées principalement à la couverture des programmes d’action des différentes fédérations sportives nationales pour leur permettre, entre autres, d’assurer la préparation des élites sportives nationales.
La répartition de ces ressources se fait sur la base de contrats d’objectifs conclus avec lesdites fédérations définissant les droits et obligations de chacune des parties au contrat. Outre le développement du sport, le FNDS a également pour mission la réalisation d’infrastructures. Lors de la candidature du Maroc au Mondial 2010, et grâce à ce fonds, le département du Sport avait entamé, en 2002, la construction des stades de Marrakech, de Tanger et d’Agadir pour doter le Maroc d’infrastructures sportives. Coût global de l’opération : 2.700 millions de DH.

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