La lutte libre en tournoi

Après le premier tournoi de la saison de lutte gréco-romaine, disputé dans la salle couverte du complexe Mohammed V, les membres de la commission ministérielle chargée de la gestion des affaires de la Fédération royale marocaine de luttes associées et thaï-jitsu ont organisé un deuxième tournoi de lutte libre et de lutte féminine dans la salle du centre sportif de Bourgogne à Casablanca. Ce tournoi a vu la participation de six clubs, le WAC, Boshidou, Amjad Sidi Othmane, Khémis Zemamra, Jeunesse Sportive de Shaïm et les FAR.
37 lutteurs et huit lutteuses ont fait quelque 54 combats dans une lutte non-stop qui a duré plus de sept heures. L’assistance s’est posée des questions sur l’absence remarquée de l’USM et de l’Etoile Jeunesse Sportive de Casablanca. Ces dernières n’ont pu se préparer à cette compétition pour l’indisponibilité de leur salle d’entraînement pour cause de travaux qui devront normalement s’achever au courant de ce mois. Il est à signaler que ce type de lutte libre demeure très peu répandu dans la plupart de nos clubs, ce qui pose des problèmes au niveau de la participation des Marocains aux compétitions internationales. C’est pour pallier à ce manque que la fédération a fait appel à l’expert français de lutte libre, Pinnho Massida, pour animer plusieurs stages auprès des encadreurs nationaux. Depuis, nos entraîneurs commencent à accorder une importance particulière à ce type de lutte.
Les fruits de ces stages se voyaient clairement lors de ce tournoi. Le niveau élevé des participants a donné lieu à des combats de premier ordre et notamment ceux opposant en 66 kg les lutteurs Azzaoui du Wydad de Casablanca et Mabrouk d’Amjad Sidi Othmane. La catégorie des 74 kg a elle aussi attiré par le bon niveau de ses combats à l’image de celui opposant Mazouz Nabil du WAC à Sédif des FAR. Ces deux combats ont tourné en faveur des wydadis.
Plusieurs ex-techniciens de la lutte, présents dans la salle, ont témoigné du bon niveau de la compétition et de la force physique des lutteurs. Toutes les prises étaient mises à l’oeuvre, ceinture de côté, en pont, le chassé, le passement (ou barrage), le crochet, cuisse à rebours, tour de hanche et surtout le pont ou le demi-pont où le lutteur résiste avec la partie supérieure de son corps pour ne pas tomber.
Pour sa part, la lutte féminine était dominée par les lutteuses d’Amjad Sidi Othmane en l’absence de l’USM et l’EJSC. L’Amjad s’est imposé avec un total de 29 points, alors que le WAC, second, n’en a récolté que dix. Ce tournoi a connu la présence de plusieurs personnalités de la lutte notamment l’ex-directeur technique des années 70 et 80, Zouaki Jilali, Haj Labdi Ibnouzouhair, ex-président de la FRML et actuel président de la Confédération africaine de luttes associées (CALA), Fouad Meskout, ex-secrétaire général de la FRML et autres personnalités.
L’arbitrage de ce tournoi était sous le contrôle du référé Noureddine Mouchafaâ, arbitre exceptionnel auprès de la Fédération internationale de luttes associées (FILA).

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *