La mémoire bafouée de Larbi Benbarek

La fédération de football (FRMF) a homologué, en début de saison, le stade Larbi Benbarek après une fermeture de plusieurs années. En fait l’ex-stade Philip, reconstruit par la commune urbaine de Sidi Belyout, a été scellé pour défaut de construction. C’est peu dire quand on sait que les gradins, trop penchés vers le bas, présentent des risques graves pour les spectateurs. Quant à la surface de la pelouse, elle égale plus ou moins le minimum requis par la FIFA. La séparation avec les gradins est si étroite que le joueur qui veut tirer un corner trouve d’énormes difficultés à prendre de l’élan nécessaire. Le gâchis est tel que pour homologuer l’irréparable, on a procédé à la fermeture du deuxième niveau de la tribune. Mais la sécurité du public n’est pas pour autant assurée si un mouvement brusque arrive à se produire. La responsabilité de ce crime architectural et financier incombe en premier lieu à la commune urbaine. Le maître d’oeuvre et l’architecte de ce projet défaillant qui a coûté la bagatelle de 12 milliards de centimes devraient eux aussi répondre de ce délit. Mais depuis huit ans que cette bavure a été commise aux dépens des contribuables, l’Etat n’a pas jugé nécessaire de réprimander les fautifs. Le ministère de l’Intérieur qui est la tutelle de la commune a cautionné ce projet sans faire le suivi des travaux pour arrêter les dégâts. Le conseil communal responsable de ce projet est parti sans être obligé de rendre des comptes. Maintenant que le mal est fait, faut-il se contenter de la fermeture indéfinie du deuxième niveau de la tribune sans trouver de solution plus fiable et moins absurde ?

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