La nécessaire mise à niveau de la FRMA

La nécessaire mise à niveau de la FRMA

La candidature de la ville de Casablanca à l’organisation des championnats du monde d’athlétisme 2009 a fait bouger les choses au sein de la Fédération royale marocaine d’athlétisme. Il y a presque une semaine, M’hamed Aouzal, président de la FRMA, avait déclaré que l’assemblée générale de l’instance dirigeante de l’athlétisme national aurait lieu, au plus tard, au mois de septembre prochain.
Autrement dit, juste après la fin des Jeux olympiques d’Athènes. En fait, le choix du mois de septembre n’est pas innocent. Derrière la tenue de l’AG, après presque quatre ans de gestion provisoire, se cache une autre réalité. C’est que la candidature de Casablanca a contraint la FRMA à mettre en place une nouvelle structure avant la visite de la commission d’inspection de l’IAAF prévu durant le même mois. Comme quoi il faut une échéance fatidique pour accélérer la mise à niveau, pour ne pas dire tout refaire. C’est la même stratégie adoptée par la Fédération royale marocaine de football lors de la candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe du Monde 2010. Sauf que pour 2009, Casablanca a plus de chances d’abriter l’un des plus grands événements athlétiques de la planète. Pour y arriver, la capitale économique du Royaume devra remplir les conditions qui figurent dans le cahier des charges de l’IAAF. Cette mission a été confiée à la FRMA qui sera chargée de préparer un dossier technique qui sera remis, par la suite, à l’IAAF avant la fin de ce mois-ci. Après quoi, il sera question d’impliquer tous les acteurs de la ville, autorités locales, opérateurs économiques…pour mettre en place une infrastructure capable d’accueillir ce grand événement. Dans l’agenda de la FRMA, une visite privée au Maroc de l’homme le plus puissant de l’athlétisme mondial, Lamine Diack, est prévue le 3 juillet prochain.
« Ce sera l’occasion de parler de cette candidature », avait déclaré Aouzal. Entre le président de l’IAAF et celui de la FIFA, Joseph Blatter, il y a une grande différence. «C’est quelqu’un qui défend l’athlétisme africain. Et c’est quelqu’un aussi qui a une certaine honnêteté intellectuelle», avait fait remarquer ce dernier.
Autre atout : le lobbying. Contrairement au foot, le Maroc compte un certain nombre de représentants au sein de l’IAAF, pour ne citer que Hicham El Guerrouj, membre de la commission des athlètes, Nawal Al Moutawakil, membre du Bureau exécutif, et Mohamed Benchrif, membre de la commission médias. À tout cela s’ajoutent les bons exploits réalisés par nos grands champions, Aouita, Nawal, El Guerrouj, Sekkah, Bouteyeb, Boulami, Ben Hassi, Gharib, Nezha Bidouane… Terre d’athlétisme et de grands champions, le Maroc, cinquième nation d’athlétisme au monde, devant de grosses pointures telle la France, l’Espagne et la Grande-Bretagne, veut aussi être une terre d’accueil des grands événements athlétiques. En attendant le jour du verdict, prévu au mois de décembre prochain, le Maroc a déjà décroché un grand rendez-vous athlétique. Il s’agit des championnats du monde juniors, qui auront lieu au mois de juillets 2005 à Marrakech. Jusqu’à maintenant 140 pays ont confirmé leur participation à cette compétition.
À rappeler que Casablanca est candidate aux championnats du monde 2009 aux côtés des grandes capitales : Berlin, Bruxelles, Brisbane, Daegu, New Delhi, Split et Valence. À rappeler aussi que la commission provisoire chargée de la gestion de l’athlétisme a été mise en place le 20 août 2000, à la veille des Jeux olympiques de Sydney.

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