La petite reine au sénégal

Ils y ont participé l’année dernière. Ils y ont brillé de mille feux au point que les organisateurs ont tenu à les inviter cette année. Ce sont les coureurs cyclistes de l’équipe nationale qui prendront part, pour la seconde fois consécutive, au Tour du Sénégal. Compétition qui débutera le 18 septembre pour se terminer le 28 du même mois. Pour le directeur technique national, Mustapha Nejjari, rien n’est plus intéressant pour ses poulains que de commencer la saison par un tour. Et ils seront six à prendre le départ dans une dizaine de jours à Dakar : Mohamed Regragui (ACC), Adil Jelloul (ACC), Mohcine Rhili (Lafarge), Abdelâati Saâdoune (Lafarge), Abdellatif Kerraz (Aït Melloul) et Adil Kharbouch (Ittihad). Encadrés par l’entraîneur de l’équipe national Mohamed Bilal et deux accompagnateurs, ils quitteront le Maroc le 16 septembre. « Je ne vous mentirais pas en vous promettant de très bons résultats. Pour être franc, je dirais que la participation marocaine au tour du Sénégal a pour principal objectif de préparer les cyclistes nationaux au tour du Burkina Faso, compétition beaucoup plus intéressante à nos yeux vu les résultats que nous y avons récoltés l’année dernière », explique d’emblée Mustapha Nejjari qui fait allusion à la première place occupée par le sociétaire de Lafarge, Abdelâati Saâdoune au classement général individuel. Un objectif limité certes mais qui se justifie parfaitement. « Les coureurs cyclistes marocains n’ont toujours pas fait de course après la pause estivale. Ils démarreront la saison à Dakar. Il serait donc déraisonnable de leur demander de bons résultats de sitôt », précise l’ex-gloire du cyclisme national avant d’ajouter : « Ceci dit, je suis totalement confiant en la capacité de mes coureurs à négocier plusieurs épreuves en leur faveur». Mais au Tour du Sénégal, les Marocains ne seront pas les seuls en lice. La compétition sera en effet très relevée lors de cette sixième édition. Au côté de l’équipe nationale, 17 autres formations battront le bitume sénégalais. Il s’agit des sélections algérienne, angolaise, burkinabé, camerounais et tunisienne, de quatre équipes françaises, une néerlandaise, une italienne et trois sénégalaises. Les coureurs auront à disputer huit étapes et un critérium. Tout au long d’une dizaine de jours, ils parcourront une distance totale de 1.163 km à travers cinq régions du Sénégal (Dakar, Thiès, Diourbel, Kaolack, Tambacounda, Saint-Louis et Louga). Le 18 septembre, un prologue en plein centre de Dakkar donnera le coup d’envoi de ce Tour du Sénégal. Les choses sérieuses ne commenceront que le lendemain, date à laquelle se jouera la première étape longue de 157 km. L’organisation de cette compétition, qui rappelons-le est assurée par la société Tour de France, est un véritable défi pour un pays comme le Sénégal, surtout que son budget total est de l’ordre de 400 millions de francs CFA (6.400.000 dirhams). La plus grande difficulté, comme l’assure le directeur du Tour, Michel Thioub, réside dans le volet logistique. « Il faudra en effet déplacer quotidiennement un bataillon fort d’une quarantaine de véhicules pour la logistique matérielle (camions, podium et panneaux publicitaires) et les véhicules de l’organisation (commissaires médicaux, presse, directeurs sportifs) », explique-t-il. Mais ce n’est pas tout. Le déficit en infrastructures d’accueil qu’accusent les régions intérieures du pays n’est pas pour faciliter la tâche des organisateurs. « Pour certaines étapes, cela constitue un fardeau parce qu’on est obligé d’effectuer une véritable gymnastique avec de longs transbordements pour contourner la difficulté », estime le directeur.

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