La petite reine reprend le tour

La petite reine reprend le tour

Le jour « J », tant attendu par les amoureux de la petite reine, est finalement fidèle au rendez-vous. Il aura fallu prendre son mal en patience, subir les caprices d’un report et l’angoisse d’une éventuelle annulation, pour cause de difficultés financières. Du suspense à foison qui, fort heureusement, a vite fait de s’estomper et céder la place au concret. Le combat a été rude, mais il a été remporté haut la main.
« Au début de la saison, nous n’avions pas prévu le Tour du Maroc sur le calendrier national, nous l’avions tout simplement annulé pour des raisons financières, mais nous avons été contactés par une agence de communication qui nous a encouragsé et promis de trouver des sponsors, alors c’était parti pour un tour ! Aussi, le département du ministère nous a prêté main-forte et je tiens à les en remercier ; nous avons fais des mains et des pieds et nous y voilà, demain c’est le grand jour », nous a déclaré Mustapha Nejjari, directeur technique national, la veille du départ du tour.
En effet, le Tour du Maroc amorce aujourd’hui la première étape de sa 18e édition. Un retour étincelant après que les férus de la discipline furent privés de ce grand événement cycliste, dont le prestige n’a d’égal que la beauté des panoramas offerts aux coureurs.
Sillonnant le Maroc de long en large, le Tour du Maroc donne la possibilité aux cyclistes, issus des quatre contrées du globe, de s’adonner à leur passion favorite, tout en vivant des moments d’intense délectation.
Au total, une centaine de bicyclettes, et donc le même nombre de cyclistes, seront alignés sur la ligne de départ. Un de plus considéré par les organisateurs comme le véritable départ de cet événement, qui dispose de tous les atouts pour figurer en tête des événements similaires à l’échelle mondiale.
Outre le Maroc qui y prendra part avec trois équipes, la sélection «A», «B» et «Espoir», les engagés dans cette 18e édition sont issus de 14 pays, dont la Norvège, la Russie, l’Afrique du Sud, la Slovaquie et l’Algérie. Au départ, près d’une vingtaine de pays étaient attendus, mais des renonciations ont surgi en dernière minute. On notera l’absence de la France, la Tunisie et les Émirats arabes unis, soulignant tous des problèmes financiers qui seraient à l’origine de leur désistement. À ce beau monde, une dizaine de clubs, européens pour la plupart, ont fait le déplacement pour ne rien manquer de cette communion grandiose. Sublime de par son prestige et sa renommée, aussi, elle l’est par la particularité du parcours qui présente, sur chacune des étapes, un Maroc aux visages multiples.
D’une richesse notoire, l’itinéraire offre aux prétendants l’occasion de parcourir, en compagnie de leur petite reine évidemment, 1620 kilomètres avec, pour chaque tronçon, ses spécificités propres. Que ce soit du côté de la nature, du climat ou encore du tracé, qui varient selon les différentes étapes, les cyclistes qui ont déjà eu le privilège d’y participer savent à quoi s’en tenir. Le plaisir n’en sera que décuplé pour les initiés.
En effet, pour exemple, l’axe Safi-Essaouira ne pourrait en aucun cas être comparé à l’axe Khénifra-Fès. Chacune des deux étapes possédant ses courbes et ses reliefs qui font sa particularité, son atmosphère, son taux d’humidité, la beauté de sa végétation ou des sables qui jalonnent le parcours. Bref, initiés ou endurcis, chacun y trouvera son compte.
Le Tour du Maroc entamera sa 18e virée à Casablanca, où un prologue était prévu mais qui a été annulé in extremis. Le Tour du Maroc conduira les coureurs à El Jadida, puis Safi, Essaouira, Agadir, Imintanoute, Marrakech, Béni Mellal, Khénifra, Fès, Meknès et Rabat. Le Tour retrouvera son point de départ, une dizaine de jours plus tard, où le peloton franchira une dernière fois la ligne d’arrivée. Parallèlement, les cyclistes marocains devraient s’illustrer lors de cette édition. Familiarisés avec cet type de parcours et habitués au climat, les cyclistes marocains gardent leurs chances intactes pour rafler la vedette lors de cette 18e édition. De plus, les excellents résultats obtenus par les coureurs nationaux ne peuvent augurer que du bon.
Par ailleurs, la dernière édition du Tour du Maroc remonte à 2001. Elle s’est déroulée au mois d’avril et fut remportée par le Néo-zélandais Dahlberg Nathan. Cependant, la dernière édition organisée par un bureau fédéral remonte à 1993, sachant que lors des autres éditions, c’est le comité provisoire qui avait les choses en main. Il est également à souligner que le Tour du Maroc est à même de contribuer au tourisme marocain, puisqu’il mettra en relief le Maroc dans toute sa splendeur.
« Nous souhaitons relever ce défi et en faire une véritable réussite, sur tous les plans, ainsi que de ravir les cyclistes qui ont fait le déplacement pour y prendre part.
Notre souhait est que cette édition fait figure d’un saut important et qu’elle donne une impulsion capitale à cet événement, de sorte à redorer son blason et afin que le Tour du Maroc retrouve le prestige qui lui sied, en tant que l’un des meilleurs tours cyclistes du monde, comme lors de son passé glorieux», souligne Mustapha Nejjari, l’optimisme, mais aussi la nostalgie dans l’âme.

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