La « quenelle » d’Anelka fait réagir la Grande Mosquée de Paris

La « quenelle » d’Anelka fait réagir la Grande Mosquée de Paris

Le geste de l’ancien attaquant de l’équipe de France Nicolas Anelka pour fêter samedi son premier but du jour avec West Bromwich Albion en championnat d’Angleterre, n’est pas passé inaperçu.

Sa « quenelle », geste d’un bras tendu vers le bas et l’autre croisé à travers la poitrine, créé par l’humoriste français Dieudonné a suscité de vives réactions.

La Grande Mosquée de Paris a pointé du doigt dimanche 29 décembre le « geste ambigu » condamnant énergiquement  tous les actes ou propos à caractère antisémite ou raciste dans le monde sportif.

Dans un communiqué, signé par Dalil Boubakeur, recteur de l’Institut musulman de la Grande Mosquéee de Paris, celle-ci qualifie la « quenelle » de « geste hybride entre le salut nazi et le bras d’honneur inversé », relevant que le sport représente « des valeurs hautement humanistes et universelles de paix, de convivialité et de fraternité ».

« Nous souhaitons pareillement que les actes ou écrits islamophobes d’incitation à la haine raciale qui émaillent tristement l’actualité soient vigoureusement condamnés par tous au nom de l’antiracisme et de nos valeurs républicaines communes dans le respect de toutes les religions au sein de notre République laïque », poursuit le communiqué de la Grande Mosquée de Paris.

Par ailleurs, le Congrès juif européen a appelé samedi 28 décembre les responsables de la Premier League anglaise de football à suspendre Nicolas Anelka, l’accusant d’avoir fait un « salut nazi » pour célébrer un but qu’il a marqué.
 
Ce geste est interprété par certains comme étant un salut antisémite, alors que d’autres le considèrent comme étant un simple bras d’honneur contre le système en place.
 
Nicolas Anelka a pour sa part tenu à expliquer que sa « quenelle » avait juste été une dédicace à l’humoriste Dieudonné. Mais le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, s’est dit déterminé à empêcher ses spectacles, qui relèvent, selon lui, d’une « mécanique de la haine ».

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