La revanche de Fakhreddine

La revanche de Fakhreddine

Aujourd’hui Le Maroc : Quel bilan faites-vous du championnat du GNFI pour la saison 2002-2003 ? Fakhreddine Rajhi : Le niveau du championnat de première division du Groupement national de football était très moyen durant cette saison. Contrairement à ce que les deux ou trois dernières journées pourraient laisser croire, les différentes phases de la compétition n’ont pas été captivantes. Et c’est le moins que l’on puisse dire. Le public a carrément déserté les stades. Mais il ne faut pas lui en vouloir. Les équipes en lice n’ont pas fourni du bon football. Elles étaient pratiquement toutes au bord de la faillite. Le manque de moyens financiers est devenu un problème qui revient chaque saison, pénalisant beaucoup de clubs tant en première qu’en seconde division. Les plus grandes ne s’en échappent pas. A ceci s’ajoute les dissensions au sein des bureaux dirigeants, ou entre ces derniers et les staff techniques. Grosso modo, le championnat de cette saison n’a pas beaucoup différé de celui des autres années, puisque la compétition n’a gagné en suspense et spectacle que vers la fin, lorsque de grandes équipes comme le Wydad et le Raja se sont remises dans la course au titre. Pensez-vous que les problèmes de programmation qu’a connus la fin de la saison ont influé sur le rendement des équipes ? Sûrement. La dernière journée du championnat national a eu lieu la première semaine de juillet alors que les autres championnats européens et même tunisien ou algérien sont terminés plusieurs semaines auparavant. Vous savez, j’ai toujours appelé à programmer des rencontres en milieu de semaine comme c’est le cas dans les différents championnats professionnels où les équipes jouent aussi bien mercredi que samedi ou dimanche. Comment évaluez-vous le parcours du CODM cette saison ? En tant qu’entraîneur, je suis entièrement satisfait de mon équipe. J’ai rejoint le CODM à la 6ème journée du championnat et depuis, nous y avons joué les premiers rôles. L’équipe est très jeune et ne comporte pratiquement pas de stars. Il est vrai que nous étions à deux doigts de remporter le titre, mais nous n’étions pas les seuls dans cette situation. Le Raja et le Wydad, tout comme nous d’ailleurs, ont raté le titre à la dernière journée. Même le Hassania, sacré champion dimanche dernier, a eu des faux-pas tout au long des trente journées du championnat. Doit-on en déduire que vous allez rester la saison prochaine au CODM? Une réception a lieu ce jeudi en présence du wali de Meknès, des membres du bureau dirigeant et des joueurs. Il y sera sûrement décidé du prolongement ou non de mon contrat avec le CODM. Mais entre nous, j’estime que durant cette année, j’ai offert tout ce qui est en mon possible. Changer d’équipe ne pourrait me faire que du bien. Avez-vous des contacts avec d’autres clubs ? Pour le moment, non. Mais vous savez, le changement d’entraîneur est une pratique courante dans notre championnat. Un coach pourrait commencer la saison avec l’équipe X et la terminer avec l’équipe Y. En plus, plusieurs critères autres que la compétence ou les résultats obtenus entrent en compte lors du choix ou du limogeage d’un entraîneur. Ceci dit, j’aimerais me fixer sur ma prochaine destination le plus tôt possible et ce pour pouvoir débuter les entraînements avec le groupe dès la concentration d’été. N’êtes-vous pas nostalgique à un retour au Wydad ? Franchement non. Je suis un pur produit du Wydad où j’ai passé les 44 années de ma vie, mais je n’y retournerais pas dans l’état actuel des choses. Il n’y a qu’à se souvenir de ce qui s’est passé quand j’ai entraîné l’équipe auparavant pour s’en convaincre.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *