La revanche de l’Angleterre

Bonne défense, attaque performante, tels sont les ingrédients de la victoire anglaise sur la France samedi à Twickenham, en match d’ouverture du Tournoi des Six nations. Les Anglais l’ont emporté sur le score de 25-17. Le bourreau du XV tricolore a pour nom Jonny Wilkinson, auteur de 20 des 25 points de son équipe.
«C’est une défaite honorable. Les Anglais ont obtenu ce dont ils rêvaient, mais ce fut une victoire difficile», a souligné Jo Maso, manager de l’équipe de France. N’ayant pas perdu à domicile depuis 1999, les co-équipiers de Wilkinson n’ont pas laissé passer l’occasion de prendre leur revanche sur les Français qui les avaient battus (20-15) l’an passé au Stade de France sur la route de leur septième Grand Chelem.
Les Français, pour leur part, viennent de rater un deuxième Grand Chelem consécutif. Leur dernier succès d’outre-manche remonte en effet à 1997. Leur dernière visite chez les British en avril 2001 s’était achevée sur une déroute (19-48).
Les deux équipes avançaient au coude à coude tout au long de la première mi-temps de jeu, qui s’est achevée sur le score de 12-7. Ce n’est qu’à l’entame de la seconde période que les Anglais se sont montrés très menaçants.
Les Français qui ont inscrit trois essais contre un seul à leurs adversaires sont revenus en fin de match en trouvant des solutions au large. Le score de cette rencontre aurait été différent sans l’indiscipline et la carence des buteurs français, Gérald Merceron puis Damien Traille. Ces derniers se sont permis le luxe de manquer deux pénalités et deux transformations. «On a eu plus d’occasions qu’eux mais les Anglais ont bien fait ce qu’ils avaient à faire. Nous, on s’est fait prendre par un manque de discipline qui nous coûte cinq pénalités et si on ajoute les dix points perdus, la différence est là», a regretté Bernard Laporte, l’entraîneur du quinze de France. Les Tricolores ont désormais une semaine pour se préparer à recevoir les Ecossais à Saint-Denis le 23 février, un match susceptible de les relancer. Dans le deuxième match de cette première journée disputé samedi, l’Italie a eu raison du Pays de Galles 30 à 22 (mi-temps: 20-17).
Evoluant devant son public au stade Flaminio à Rome, le XV italien a retrouvé le chemin de la victoire qui la fuyait depuis son premier succès historique face à l’Ecosse, le 5 février 2000 pour sa grande entrée dans le Tournoi des Six nations de rugby. La « Squadra azzurra », a ainsi rompu avec une série de quatorze défaites consécutives en trois participations au Tournoi. La rencontre a longtemps été incertaine. C’est l’ouvreur du Stade Français, Diego Dominguez, en grande condition, qui a fait la décision avec ses quinze points dus à son coup de botte implacable. Par son exploit, le rugbyman a ainsi inscrit 980 points, en 72 sélections, depuis 1991, approchant la performance du Gallois Neil Jenkins auteur de 1000 points.

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