La RSS essaie de sauver sa saison

La RSS essaie de sauver sa saison

Ce mardi soir, la famille footballistique de Settat se réunira dans le cadre d’une assemblée générale extraordinaire de la Renaissance locale qui sera tenue à quatre journées de la fin du championnat de première division du Groupement national de football (GNF). La RSS arrive ainsi au bout d’une saison qui ne lui a pas souri du tout. Classée à l’avant-dernière position avec un total de 22 points glanés en cinq victoires et neuf nuls, la RSS s’est inclinée dans neuf rencontres.
Pour pouvoir sortir de la zone rouge où elle patauge depuis le début de la saison, il ne lui faut ni plus ni moins que quatre victoires. Ce qui n’est pas une chose aisée, d’où l’urgence de l’AG extraordinaire. Le président du club, Rachid Azmi, démissionnaire il y a plusieurs mois mais qui s’est rétracté par la suite, en est conscient. C’est pour cela qu’il a lancé un appel à toutes les potentialités de la ville, adhérents du club, autorités locales et sponsors pour assister à l’assemblée de mardi. Mais nombreux sont ceux qui ont d’ores et déjà annoncé qu’il n’y assisteraient pas.
Une grande crise de confiance s’est par la suite installée. «Personne ne veut plus avoir affaire au club. Ses anciens dirigeants l’ont lâché et c’est tout à fait légitime parce qu’il était devenu impossible de mener à bien leur mission. Les sponsors ne sont pas prêt à donner de l’argent à une structure qui n’a d’équipe de première division que le nom. Même les autorités locales, wilaya et conseil municipal, se sont désistées de leur mission», a déclaré un des 52 adhérent du club.
Et d’ajouter : «L’association des supporters de la RSS a essayé de sauver la situation mais elle en a été empêchée par certaines personnes qui profitent de la situation actuelle. En juillet, 23 adhérents venant de la ville de Casablanca ont été empêchés d’accéder à la salle où s’est tenue l’assemblée ordinaire». Une seule personne est mise en cause par de nombreux adhérents, l’entraîneur du club Abdellatif Kilech. Tous lui reprochent d’avoir une main-mise sur le club, et pas uniquement au niveau technique. «Je voudrais juste savoir si ce monsieur est un entraîneur, un trésorier ou un responsable administratif ? », se demande un autre adhérent. Le mis en cause se défend pour sa part en mettant en avant sa bonne volonté. «La tenue de cette assemblée générale est une excellente chose. Chacun doit assumer ses propres responsabilités. Dans toute la ville, aucune personne ne veut diriger le club. Doit-on le laisser pour compte ?». Le cadre technique est même allé plus loin dans la critique : «Avec les mentalités qui règnent actuellement, je dirais qu’une équipe de première division est une bien grande chose pour une ville comme Settat où la mentalité qui domine est campagnarde. L’équipe a donc brûlé de nombreuses étapes en restant dans la cour des grands depuis 1965».L’assemblée de mardi est donc une occasion pour tous les acteurs de la scène sportive settatie de crever l’abcès. La Renaissance sportive de Settat s’enlise dans la crise. Dire que rien ne va plus au sein de l’équipe de la Chaouia n’est un secret pour personne. Depuis quelques saisons déjà, le club vit une situation financière des plus critiques. La RSS a également battu le record de grèves menées par les joueurs et le staff technique. Les forfaits se sont succédé quand l’équipe n’a pu déplacer son effectif sur le terrain.
A plusieurs reprises également, on a dû faire appel aux jeunes catégories pour éviter les retombées catastrophiques de forfaits successifs. En début de saison, une cession du club à une agence spécialisée en marketing sportif a fait la une de la presse sportive nationale. Un projet qui n’a pas bougé d’un iota depuis.

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