La vente de l’alcool inquiète les Japonais

La fête de la coupe du monde de football, c’est dans moins de trois semaines. Et qui dit fête dit alcool. Ainsi, les supporteurs du ballon rond qui se rendront au pays du soleil levant pour assister à la coupe du monde trouveront à boire partout : les distributeurs automatiques, les gares, les épiceries. Et même au stade. Une situation qui inquiète de plus en plus la population nippone.
Alors que les principaux brasseurs du pays, comme Sapporo, Kirin et Asahi, espèrent doper leurs ventes tout au long de cette manifestation, les dix villes qui accueilleront les matchs du mondial se demandent s’il ne vaudrait pas mieux limiter la vente d’alcool pour éviter les risques de violences. Chose que l’organisateur du mondial, la FIFA, n’entend pas de la même oreille. Elle qui a accordé au géant américain Anheuser-busch, qui n’est autre que le fabricant de la marque Budweiser, l’autorisation de vendre de la bière dans tous les stades. Alors qu’en Angleterre, par exemple, l’alcool est interdit dans ces endroits. «Je pense que ce serait mieux de ne pas vendre d’alcool, mais comme vous le savez, un groupe fabriquant de la bière est l’un des sponsors », a rappelé Masato Miyoshi, un responsable de la ville de Yokohama, au Sud-ouest de Tokyo, qui accueillera la finale le 30 juin prochain. Selon les organisateurs japonais, les spectateurs auront droit à un verre par personne à chaque fois qu’ils feront la queue pour accéder au bar. « La bière, elle, sera vendue 90 minutes avant le coup d’envoi jusqu’à la mi-temps », a indiqué Hitoshi Kobayashi, chef de la sécurité à Yokohama.
Cette vente d’alcool sera, toutefois, accompagnée d’un certain nombre de règles de prudence qui stipulent, entre autres, de ne pas laisser entrer aux stades des gens ivres. En dépit de ces mesures, les riverains se disent ne pas être rassurés. Et pour cause, la bière est disponible dans d’autres coins : les gares, stations de métros ou magasins de proximité. De l’alcool, il y a aussi chez les principales compagnies de transports publiques. Il faut dire qu’il serait difficile d’empêcher les gens d’acheter de la bière, d’autant plus qu’il n’y a pas une loi restrictive en la matière. Une réunion devrait se tenir à la mi-mai, entre les responsables de la ville et les fabricants d’alcool, pour discuter du problème.

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