L’Allemagne élimine l’Argentine

L’Allemagne élimine l’Argentine

A Berlin, les Argentins se sont heurtés à Jens Lehmann, surnommé "elfmeterkiller" (tueur de penalty) par un commentateur de la première chaîne allemande, lors de la séance de tirs au but contre le pays hôte en quart de finale.
Les deux arrêts du gardien d’Arsenal ont permis aux siens de se qualifier à la demi-finale. Outre son talent, Jens Lehmann a pu compter sur les analyses de l’encadrement de la sélection allemande qui avait soigneusement étudié les habitudes des tireurs argentins.
Avant d’arriver aux tirs au but, les deux formations, parmi les plus convaincantes depuis le début de la Coupe du monde, ont d’abord concédé le nul 1-1 au terme d’un match dense et très équilibré. Durant les dix premières minutes, les joueurs sont fébriles, conscients de disputer un match aux allures de finale avant l’heure.
Il fallait attendre la seizième minute pour assister à la première occasion, signée Michael Ballack. Le capitaine allemand intercepte de la tête un ballon de Klose, depuis le point de penalty, mais passe à côté des filets.
Les attaquants Lukas Podolski et Miroslav Klose côté allemand, Hernan Crespo et Carlos Tevez, préféré à Javier Saviola, côté argentin, sont d’emblée muselés par des milieux de terrain coriaces.
Aux environs de la trentième minute, les hommes de Pekerman prennent doucement l’ascendant, sans parvenir à ouvrir le score : ils obtiennent deux coups francs consécutifs (34e et 36e) et dominent sans conteste en matière de possession du ballon (65% sur l’ensemble de la première mi-temps).
En deuxième mi-temps et à la 49e minute, sur un corner de Juan Roman Riquelme, Roberto Ayala bondit et trompe de la tête Jens Lehman. Le défenseur central de Valence confirme, malgré sa taille (1,77m), son agilité dans le jeu aérien.
Pour la première fois depuis le début de la Coupe du monde, l’équipe hôte est menée au score mais sa réaction peine à se matérialiser.
Le match allait changer de tonalité dans les vingt dernières minutes du temps réglementaire. Le gardien argentin Abbondanzieri se blessait en captant un ballon. Il sortait sur une civière (71e), sous les huées du public allemand.
Entrait en jeu Leonardo Franco, gardien de l’Atletico Madrid, pour sa quatrième sélection. Le coach argentin décidait de remplacer  Riquelme, puis Crespo, deux de ses meilleurs atouts offensifs jusque-là, par Cambiasso et Cruz.
Un autre match débutait. C’est là que Klose, meilleur buteur du tournoi avec quatre réalisations avant le match, égalisait de la tête sur un centre de Ballack, dévié par le crâne de Borowski (1-1). Il restait dix minutes à jouer dans le temps réglementaire. Insuffisant pour se départager. Les prolongations ne vont rien changer. Les deux équipes ne pouvaient se départager et il fallait la séance de tirs au but pour désigner un vainqueur. Neuville, Ballack, Podolski et Borowski réussissaient les quatre tirs allemands, tandis que Lehmann bloquait ceux Ayala et de Cambiasso. Ainsi, l’aventure des "p’tits gars de Klinsmann" continue…

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