L’AMA revoit sa liste d’interdits

Une mise à jour de la liste des substances interdites pour 2004, des projets de rétorsion contre les pays mauvais payeurs et un accent mis sur la recherche : le comité exécutif de l’Agence mondiale antidopage (AMA) a bouclé en deux jours sa stratégie pour mieux réussir ses missions. Et pour la première fois, l’agence a décidé de revoir sa liste de produits interdits. En 2004, la caféine et la pseudoéphédrine, un isomère de l’éphédrine utilisée pour accompagner l’effort ou maigrir, seront à nouveau autorisés, tandis que le modafinil, un psychostimulant, sera désormais interdit. Réuni au siège de l’AMA à Montréal, le comité exécutif a également examiné les moyens de faire plier les pays membres en retard de cotisation, alors que seulement 63% de son budget 2003 sont à ce jour versés. L’AMA va donc proposer à son conseil de fondation, en novembre, « l’interdiction, pour un représentant d’un pays ou d’une région qui n’a pas rempli ses engagements financiers, de siéger au Comité exécutif ou au Conseil de fondation ». Autre option : « qu’aucun laboratoire ne soit accrédité ou réaccrédité jusqu’à ce que le pays dans lequel il se trouve ait rempli ses obligations financières ». Et puisqu’il le faut, L’AMA va revoir dans ses statuts les délais de paiement autorisés. Plus généralement, lors d’une conférence de presse, M. Pound a aussi suggéré que les pays ne coopérant pas avec l’agence pourraient voir par exemple leur drapeau et hymne nationaux bannis des jeux Olympiques, leurs athlètes concourant sous les couleurs des cinq anneaux olympiques. L’AMA a aussi décidé que « la plus grande partie des ressources devrait être allouée à des domaines-clés comprenant la recherche et l’éducation », sans compter la mise sur place d’un réseau informatique, baptisé ADAMS, coordonnant la lutte antidopage à l’échelle planétaire. Parmi les projets de recherche prioritaire, l’AMA a recensé le dopage sanguin, les stéroïdes anabolisants et le développement d’un test pour la détection de l’hormone de croissance. A ce jour, selon l’AMA, 81 pays ont signé la déclaration de Copenhague, par laquelle ils affirment leur soutien à l’AMA et au Code. 62 organisations sportives ont adopté le Code et vont le mettre en oeuvre d’ici aux jeux Olympiques d’Athènes l’année prochaine.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *