L’ambition de notre jeune athlétisme

Rajeunie, l’équipe nationale fera le déplacement à Bruxelles avec de grandes d’ambitions. À part les deux vieux routiers, Ali Ezzine et Zahra Ouaziz, le reste du groupe est constitué d’éléments jeunes et prometteurs, mais, inconnus du grand public. «Ces athlètes ne sont qu’à leurs débuts. Il faut les aider, les motiver et, surtout, leur laisser le temps», a tenu à préciser Aziz Daouda, directeur technique national.
Après les championnats du monde en salle de Budapest, et d’où les athlètes marocains sont rentrés bredouilles, les championnats du monde de cross country seront, pour les Guerrouj de demain, l’occasion de gagner plus de confiance et confirmer leur potentiel et leur talent. «Globalement, on doit être satisfait des résultats. Les championnats du monde de Budapest étaient un tremplin pour savoir si ces athlètes sont en progression ou pas», a expliqué Daouda. Parmi ces jeunes athlètes : Amine Laâlou, 21 ans, 4e des derniers championnats du monde en salle, Yassine Mandour, Siham Hilali, championne du monde des cadettes du 3.000 m, Meriem Alaoui Selsouli, vice-championne du monde juniors sur la même distance. «Laâlou est un jeune athlète. Éliminé au premier tour lors des championnats du monde de Paris, il était très heureux après sa bonne performance à Budapest.
Maintenant, son objectif pour les Jeux olympiques est d’atteindre les demi-finales. S’il le réalise, ça sera un grand exploit», fait remarquer Daouda. Il y aura aussi, Khalid Amri, auteur de la meilleure performance en individuel à Lausanne, en Suisse, avec une 6e place au cross court. Il sera aligné sur les épreuves du cross long (12 km) et court aux côtés d’Abderrahim Goumri et Mourad Maaroufit. Chez les filles, c’est Wafae Frikech qui prendra le départ. Le cross court masculin sera marqué par le retour d’Ezzine et Adil El Kaouch, alors qu’au cross long, l’équipe nationale sera menée par Jawad Gharib, champion du monde du marathon. Chez les filles, Siham Hilali qui aura la lourde tâche de mener l’équipe nationale juniors. Côté cross court, les chefs de file seront les expérimentées Zahra Ouaziz et Zhor El Kamch. Pour ce qui est du cross long féminin, l’équipe marocaine sera composée de Soud Kanbouchia, Malika Assahsah et Kenza Wahbi. Des noms, jeunes et pas célèbres, mais à retenir. Ils feront, certainement, parler d’eux dans les années à venir. Ils sont le fruit de la politique de rajeunissement adoptée par la FRMA. Une politique qui était inévitable. Car le constat dressé, il y a quelques années, par les responsables de l’athlétisme national était alarmant.
Les athlètes capables de reprendre le flambeau se comptaient sur le bout des doigts. C’est alors qu’un travail de prospection à la base a été mené à travers tous les coins du royaume à même de dénicher la perle rare. Résultat : l’équipe nationale est composée, aujourd’hui, essentiellement de jeunes. Certes, le budget de la FRMA, par rapport aux objectifs fixés, est limité, mais il fallait assurer la relève. «Nous travaillons avec les moyens de bord. Notre budget représente le 1/10 de ce qui doit l’être», fait remarquer Daouda. Dans cette perspective, un projet d’extension de l’institut national d’athlétisme est en gestation. Il s’agit d’augmenter la capacité d’accueil des athlètes, actuellement de 102. «À l’institut national, le nombre des athlètes ne dépasse pas les 110.
Alors que chez nos principaux concurrents, le Kenya et l’Ethiopie, il est de 3 000, tous issus soit de la gendarmerie soit de l’armée », tient à souligner, ce dernier. Objectif : avoir sous la main 350 athlètes pour pouvoir répondre présents à tous les grands rendez-vous. Aussi, il est prévu la construction d’un nouveau centre à Ifrane, dont l’enveloppe financière globale est estimée à 30 millions de DH.

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