L’antidopage est tributaire de la recherche

Le séminaire euro-mediterranéen sur le dopage organisé à Marrakech par l’agence Mondiale Antidopage a clos ses travaux mercredi dernier.
Plusieurs recommandations ont été retenues par les congressistes pour mettre fin à ce fléau qui mine la classe sportive. Ces assises ont été d’une grande teneur et les débats ont été rehaussés par l’intervention de plusieurs personnalités politiques, scientifiques et sportives. Preuve en est que la lutte contre le dopage est devenue une préoccupation des gouvernements aussi bien pour son aspect éthique que celui sanitaire. La prolifération de ce fléau constitue une des menaces les plus sérieuses pour l’image et la crédibilité des du sport. C’est pour cette raison que Les milieux sportifs et les pouvoirs publics ont associé leurs efforts pour faire bloc contre ce phénomène. Il en est résulté une prise de conscience et une collaboration accrue entre les pouvoirs publics et les organisations sportives. Plusieurs recommandations ont été retenues par Cet engagement a permis la création de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) le 10 novembre 1999 à Lausanne. Depuis, l’AMA a fait un bout de chemin pour devenir une institution de référence en matière de lutte contre le dopage mais aussi de la recherche scientifique. Des conventions ont été et conclues avec bon nombre d’organisations et de fédérations sportives qui lui ont permis d’être rapidement opérationnelle. La mission de l’AMA consiste à coordonner au niveau international la lutte contre le dopage dans le sport dans toutes ses formes. Cette action continue tend à renforcer les principes éthiques et à protéger la santé des athlètes. Ce qui nécessite l’élaboration de tout un arsenal juridique et une recherche scientifique accrue. L’AMA est appelée ainsi à publier régulièrement la liste des substances et méthodes interdites dans la pratique sportive. Elle doit veiller aussi à l’harmonisation et l’unification des normes scientifiques antidopages. Elle doit notamment accélérer son programme scientifique et technique dans la méthode détection des produits dopants les plus sophistiqués. Dans ce sens, il est question de créer un laboratoire de référence qui admet la combinaison sang-urine comme tests viables. D’un autre côté l’AMA tente d’harmoniser les règles et procédures disciplinaires, sanctions et autres moyens de combattre le dopage. En parallèle, cette Agence mondiale continue à établir des programmes d’éducation et de prévention antidopage. Il s’est avéré que dans ce domaine les meilleurs résultats sont obtenus en associant une politique de prévention à celle du contrôle. Ce qui sous-tend l’implication des mouvements sportifs à même de faire adhérer les sportifs eux-mêmes. En définitive les actions de l’AMA s’articulent autour de la lutte contre le dopage, de la recherche scientifique, de l’harmonisation des règlements et lois antidopage ainsi que sur la communication et l’éducation.

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