L’arbitrage marocain à l’honneur

La liste finale des dix arbitres arabes qui devront diriger les matchs des phases finales de la Coupe du Monde 2002, organisée au Japon et en Corée du Sud, est désormais établie. Parmi ces arbitres, figure l’arbitre Marocain Mohamed Guezzaz. Farouk Boudo, président des commissions des arbitres arabes et asiatiques, et aussi membre de la commission des arbitres de la Fédération internationale de football (FIFA), qui a dévoilé cette liste, a précisé dans une déclaration à l’agence AFP lundi à Zurich, que la commission des arbitres de la FIFA a choisi cinq arbitres arabes du centre, dont Guezzaz, et cinq autres assistants.
L’arbitrage national est une nouvelle fois à l’honneur donc. Bien avant Guezzaz, on se rappelle avec vivacité, et grande fierté, de Saïd Beloqola qui avait officié avec brio la finale du dernier mondial, organisé en 1998 en France, et qui avait opposé les Bleus à la sélection brésilienne. Une finale qui s’était soldée par la victoire de la France par 3 buts à 1 mais aussi, qui avait montré que le grand niveau de l’arbitrage marocain. Toujours au Stade de France, un autre arbitre Marocain n’a pas manqué de s’illustrer.
Il s’agit de Abderrahim El Arjoune qui avait dirigé le 26 avril 2000, la rencontre France-Slovenie. Souvent accusés de tous les maux que connaît le championnat national, les arbitres marocains sont devenus des boucs-émissaires sur lesquels on rejette la responsabilité d’un échec. Les questions de professionnalisme, de gestion, d’entraîneurs, véritables problèmes de notre football, passent au second plan. L’arbitrage marocain n’est pas si mauvais que ça. On en a maintenant la preuve. À défaut d’une sélection capable de représenter le Maroc, on devra se consoler de la présence de Guezzaz. Voilà qui donnera à réfléchir à notre équipe nationale qui n’a pas réussi à se joindre à cette fête mondiale qu’est la Coupe du monde. C’est également l’occasion de rendre justice à une composante essentielle de toutes les rencontres footbalistique, à savoir, les petits hommes en noir qui les dirigent. À rappeler que, outre le Marocain Mohamed Guezzaz, les quatre autres arbitres du centre sont Ali Aboujassim (EAU), Sâad Kamil (Koweit), Jamal Ghandour (Egypte) et Mourad Daami (Tunisie). Les arbitres assistants sont Aouni Hassouna (Jordanie), Ali Tarify (Arabie Saoudite), Haîdar Kalit (Liban), Faraj Ouajih (Egypte) et Taoufiq Ajnaqi (Tunisie).

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *