L’arbitrage…du bon Dieu

L’arbitre international marocain Saïd Belqola se porte bien. Après une période de traitement et de suivi de sa maladie à Paris, il est de retour au Maroc. Son courage et sa détermination à combattre sa maladie en font l’exemple même de l’homme sans peur et sans complexe. Celui qui a donné au monde entier une leçon d’arbitrage lors du mondial 1998, qui avait opposé la France au Brésil et où il avait officié avec maestria, n’en a pas fini avec les grands défis. Des défis qu’il relève avec un courage inouï et une foi sans faille.
Agé de 47 ans et natif d’Oujda, Belqola est arbitre pour le compte de la FIFA depuis 1993. Cela fait pas moins de 19 ans qu’il officie dans le Royaume. Le couronnement de la carrière de cet inspecteur de douane n’est autre que World Cup 1998. Après avoir dirigé les matches opposant l’Allemagne aux Etats-Unis et l’Argentine à la Croatie, l’arbitre marocain n’allait pas tarder à utiliser son sifflet pour la finale. Une désignation grâce à laquelle le Maroc, dans son ensemble, a été honoré. «C’est une très grande fierté d’arbitrer la finale de la Coupe du Monde, c’est l’arbitrage marocain, arabe et africain qui est honoré par cette sélection», avait déclaré Saïd Belqola à l’annonce de sa sélection.
C’est dire que l’homme sentait plus la lourde responsabilité d’arbitrer une telle rencontre, que la flatterie de cet honneur. Une première pour un arbitre africain et un jour historique. Loin d’être impressionné par l’idée d’arbitrer des joueurs du calibre de Zidane ou un autre Ronaldo et fidèle à sa rigueur habituelle, il avait alors déclaré: «avant d’être des stars, ce sont des joueurs et qui doivent respecter le règlement comme les autres».
Saïd Belqola n’en était pas à sa première finale. En février de la même année, il avait déjà arbitré la finale de la Coupe d’Afrique des Nations au Burkina Faso. Sa sélection n’était alors qu’une demi-surprise.
Il faisait, et fait toujours, partie du cercle très fermé des dix meilleurs arbitres mondiaux. Bien après le mondial, Belqola n’en finissait pas de susciter l’intérêt général, notamment celui des médias…internationaux. Bien que souffrant depuis déjà longtemps et malgré tous les efforts qu’il a consenti au service de l’arbitrage marocain, donnant au passage le meilleur de lui-même, nos supports d’information n’en parlent que très peu. Il faut le dire, les seuls journaux à avoir consacrer leurs colonnes pour rendre hommage, comme il se doit, au grand Belqola sont l’Opinion et Al Mountakhab.
Entre son lit, auquel il est désormais condamné, et l’hôpital militaire de Rabat auquel il se rend trois fois par semaine afin d’assurer le suivi de son traitement, Belqola continue son petit bonhomme de chemin. Armé de sa grande foi en Dieu tout puissant qui voulait qu’il en soit ainsi, il lutte avec acharnement contre la maladie, aidé en cela par les services sociaux de la Gendarmerie Royale et la sollicitude de sa majesté de le Roi.
Père d’une famille de 4 enfants, Belqola travaille actuellement sur l’écriture de ses mémoires et l’élaboration d’un livre sur l’arbitrage, un rêve qu’il a toujours nourri. Une façon de laisser des traces d’une vie de labour et d’abnégation. Une vie pleine. Bon courage Belqola et que Dieu vous vienne en aide.

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