L’argent des gazelles

L’argent des gazelles

Entre le 22 et le 29 avril prochain, le désert marocain sera peuplé de gazelles avec la 14ème édition du Rallye-raid Aïcha. Huit jours de compétition sportive et d’aventure dans les dunes du désert marocain entre Erfoud et M’hamid. Plus de 70 équipages sont attendus à cette compétition qui fait beaucoup parler d’elle, non seulement de part sa spécificité de première course automobile réservées aux femmes, mais aussi par rapport au nombre de ses sponsors.
Cette année, ils sont nombreux à se bousculer au portillon pour bénéficier du capital image de la course. Aïcha, Total Maroc, Comanav, l’ONMT, Royal Air Maroc, le Sofitel Marrakech et Sidi Harazem, figurent sur la liste des sponsors. D’autres entreprises marocaines, telles que Suzuki Maroc, BMCE Bank, sponsoriseront de nouveau leur équipage.
Le Rallye Aïcha est également connu pour la lourde logistique qu’il faut déployer pour sa réussite entre bivouacs, nourriture, eau, gasoil et autres. Une organisation qui suppose plusieurs millions de dirhams dépensés. «Il faudrait souligner l’importance des dépenses pour une compétition de plusieurs jours en plein désert pour laquelle il faudrait fournir abri, eau, nourriture et soins. En plus le rallye dispose de sa propre régie de production avec caméras et machines de montage, garant d’une réussite médiatique de l’événement », estime Houyam Berrada, directrice de Relation Event, antenne marocaine de l’agence française Maienga, organisatrice de l’événement. «Ce n’est donc pas en pensant à l’argent que les organisateurs ont lancé le rallye Aïcha des gazelles qui est avant tout une compétition sportive », estime l’organisatrice qui précise que lors des dix premières années de son existence, cette compétition 100 % féminine n’arrivait pas à entrer dans ses frais. «Ce n’est que ces quatre dernières éditions que le rallye a commencé à engendrer des gains d’argent».
Organiser un rallye moto est donc une affaire de gros sous. Y concourir l‘est également. Pour prendre part à cette compétition, le seul véhicule à quatre roues motrices ne suffit plus. Chaque équipage doit débourser la somme de 12.500 euros (quelque 125.000 dirhams). Si l’on sait que l’édition de l’année dernière a connu la participation de 72 équipages, le calcul est vite fait. Seulement, tous n’ont pas réglé les frais de leur participation en espèces. «De nombreux équipages prennent part au rallye en échange marchandise», précise Houyam Berrada. Une entreprise d’eau minérale verra son équipe prendre le départ en échange de milliers de bouteilles fournies tout au long de la compétition. Une société pétrolière fournirait du gasoil en contre-partie de la présence de son équipage. De même que la participation d’un équipage de journalistes se fera en contrepartie d’une couverture médiatique assurée par leur organe de presse en plus de quelques insertions publicitaires.

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