L’ASS racle au fond des caisses

Elle est la révélation de cette année, mais elle n’a pas les moyens financiers de finir sa saison. L’Association Sportive de Salé racle ses fonds de tiroirs. À l’origine : des promesses non tenues. Selon le président du club, Abderrahmane Choukri, le comité directeur avait promis à la section football de la ville de Salé de lui débourser 2,5 millions de DH. Finalement, il n’a débloqué que 2,18 millions de DH. Le reste 320.000 DH ? Ce n’est plus que de la parole dans l’air.
Toujours selon Choukri, pour boucler l’exercice, salaires et primes des joueurs, le club avait besoin, en tout, de 3,5 millions de DH. «Nous avons frappé à toutes les portes pour collecter 1 million DH. Ce qui nous manque maintenant c’est les 320.000 DH», a expliqué Choukri. Ce problème financier trouve ses origines ailleurs. Tout a commencé, il y a trois à quatre semaines, quand le président de l’ASS, en raison de ses engagements professionnels, avait désigné un des responsables de la section de football pour le représenter à la réunion du Groupement National de Football. Initiative que le président du comité directeur n’a pas apprécié du tout. « Car c’est lui qui voulait représenter le club en tant que responsable de la section football, alors qu’en réalité, il ne l’est pas », a tenu à souligner Choukri. Depuis, le président du comité directeur est entré dans un bras de fer avec les responsables de la section football. « Depuis le début de l’année, le comité directeur n’a tenu qu’une seule réunion. Pour vous dire comment il est géré, le club », a fait remarquer le président de l’ASS. Il faut dire que si le club slaoui a enregistré cette année des résultats qui ont fait des jaloux, c’est grâce, essentiellement, aux ressources stables qui ont permis de couvrir les dépenses du club. « Tout est réglé, salaires et primes des joueurs », a déclaré Choukri. De 1,10 million de DH, l’apport financier des partenaires du club est passé à 1,5 million de DH cette année.
L’enveloppe en question concerne toutes les sections, mais c’est grâce aux résultats réalisés par le football que celle-ci a été revue à la hausse. De l’ensemble de ces sections, c’est le football qui accapare la part du lion, soit 50 %. Le reste est réparti entre les différentes sections, parents pauvres du sport slaoui : hand-ball, judo, volley, basket-ball, athlétisme…. « Si le comité directeur accorde plus d’importance aux autres disciplines c’est pour des raisons autres que sportifs. C’est beaucoup plus pour gagner des voix et préparer sa reconduction pour un nouveau mandat », a expliqué Choukri. La crise financière que traverse actuellement l’ASS devait faire l’objet d’une conférence de presse, lundi soir. Histoire de tirer la sonnette d’alarme.

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