L’avenir de Ginola en suspens à Aston villa

Qui n’a pas eu envie un jour de se «payer » Dennis Wise ? L’ancienne teigne de Chelsea, désormais à Leicester, possède bien plus d’ennemis que d’amis en Premierière League (parlez-en par exemple à Patrick Vieira…). La faute à un jeu qui n’est même plus à la limite de la régulière. La dernière victime en date de l’ancien international anglais n’est autre que David Ginola. «El Magnifico», qui ronge son frein sur le banc d’Aston Villa, s’était enfin vu donner l’occasion de montrer à nouveau les qualités qui lui avaient permis d’être désigné meilleur joueur du championnat en 1998. Mais Wise en décidait autrement : à la 84e minute, alors que les Foxes de Leicester mènent 2-0, Ginola, qui a remplacé Lee Hendrie, tente de percer plein champ. Avec sa douceur habituelle, Wise le cisaille d’un tacle «à la Muscat», ce qui déclenche la fureur de l’ancien Parisien. Au sol, ce dernier se venge, crampons en avant sur son adversaire, le tout sous les yeux de l’arbitre. Le carton rouge est logique, mais Ginola ne l’accepte pas : il refuse dans un premier temps de quitter le terrain, avant d’être ramené à la raison par le staff d’Aston Villa, sans avoir auparavant adressé une chiquenaude au quatrième arbitre. Ce geste devrait coûter cher au Frenchie, déjà assuré d’être suspendu pour trois matches. Mais au-delà de cette suspension, c’est l’avenir de Ginola à Villa qui est désormais en suspens. John Gregory, n’a pas goûté cet incident, bien au contraire : «Se faire expulser comme ça, c’était futile et pas nécessaire, déclarait l’entraîneur du club de Birmingham à la BBC. J’ai toujours demandé à mes hommes de bien se tenir. David a coulé les chances de l’équipe en quittant la rencontre avant son terme». Gregory, qui n’a jamais vraiment porté son joueur dans son coeur, a même rajouté que «l’arbitre avait eu raison à 100 % de l’exclure ». Après ces déclarations incendiaires, on ne serait pas étonné de voir Ginola, déjà passé par Newcastle et Tottenham, quitter Villa pour un autre club du royaume. A moins d’un retour en France, au mercato… Si l’événement du match Fulham-Leeds était sans conteste les débuts du nouvel attaquant David O’Leary, Robbie Fowler, la présence d’Olivier Dacourt sur le banc des remplaçants avait de quoi surprendre. Elément clé de la formation demi-finaliste de la Champions League 2000, au point même d’être nommé vice-capitaine derrière Rio Ferdinand, l’ancien Strasbourgeois et Lensois pourrait faire les frais de l’arrivée de l’ancien Red.

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