Le Brésil assure, la France déçoit

Le Brésil (Gr.F), dont les débuts au Mondial-2006 de football étaient si attendus, a battu la Croatie (1-0), mardi à Berlin, assurant l’essentiel à l’inverse d’une équipe de France (Gr.G) empruntée et mise en échec par la Suisse (0-0) à Stuttgart. A défaut d’avoir ébloui, la Seleçao quintuple championne du monde a battu l’adversaire a priori le plus redoutable de son groupe, dans l’enceinte même où elle entend bien revenir pour la finale, le 9 juillet.
Face à une solide et dangereuse équipe croate, elle a trouvé l’ouverture grâce à un tir de loin splendide de Kaka (44). Et malgré les approximations inhérentes à un premier match, le Brésil – Ronaldinho naturellement en tête – a confirmé s’il en était besoin qu’il serait extrêmement dur à vaincre. C’est à peu près l’impression inverse qu’a laissée la France, sans ressort face aux outsiders suisses, et premier favori à ne pas remporter son premier match.
Avec un Zidane en forme mais un Ribéry impressionné pour sa première titularisation, les Bleus, qui ont tangué en début de seconde période avant de finir fort, ont eu les occasions pour gagner mais ont manqué de tranchant face au but.
Et sans un Barthez décisif sur une tête de Gygax (67) et suppléé par son poteau sur un coup franc de Barnetta (24), ils auraient pu connaître une entame aussi désastreuse qu’au Mondial-2002, le souvenir que Zidane and co entendent gommer en Allemagne.
La Suisse, elle, a conservé toutes ses chances dans un groupe dont la tête a échu à la Corée du Sud, longtemps bousculée par le Togo , avant que celui-ci ne craque après l’exclusion de son capitaine Jean-Paul Abalo (défaite 2-1). Le prochain match des Coréens, dimanche contre la France, sera déjà décisif. Dans l’autre match du groupe, la Corée du Sud, après avoir été menée au score, a réussi à s’imposer face au Togo (2-1), réduit à dix après moins d’une heure de jeu, grâce à un deuxième but de l’un des héros de l’épopée des Diables Rouges en 2002 en Asie, Ahn Jung-hwan, à la 72e minute. Les Eperviers, après la rocambolesque affaire du vrai-faux départ de leur sélectionneur allemand Otto Pfister, parti vendredi et finalement revenu lundi soir et présent sur le banc mardi, peuvent au moins se dire qu’ils n’ont pas à rougir de cette défaite. Sans l’exclusion du capitaine des Eperviers Jean-Paul Abalo (53), et le coup franc à suivre qui permit à Lee Chun-soo d’égaliser (54) les Togolais menaient depuis la 31e minute, le sort, qui semble s’acharner contre les Togolais en ce moment, aurait pu être différent.

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