Le comité de Raja en sursis

Un mois pour réfléchir à une nouvelle réorganisation du Raja de Casablanca. L’ultimatum est lancé et c’est les adhérents du club qui en sont les auteurs. Plus besoin de tenir une assemblée générale exceptionnelle donc. Ce qu’il faut, c’est que l’ordre soit de retour à la maison des Verts. La commission de crise, formée par les mêmes adhérents, sera toujours là pour suivre la marche de l’équipe. Mais ce n’est que la partie immergée de l’iceberg. Tout en ayant la forme d’une seconde chance et une preuve de générosité de la part des adhérents, il s’agirait d’un moyen de pression de plus, exercé sur le comité dirigeant. Un comité qui se trouve, dans un cas comme dans autre, au pied du mur. La commission de crise avait tenu une réunion avec M. Mohamed Aouzal, président du comité directeur des Verts et allié des adhérents. Une réunion où il a été question de faire le bilan sur la situation actuelle du club, jugée exagérément des plus alarmantes. Une façon de justifier une autre décision, celle de vouloir changer un nombre considérable de membres du comité dirigeant. À commencer par son président Ahmed Ammor qui, malgré la sérénité et la rigueur dont il a fait preuve dans la gestion de cette crise, est la cible de toutes les critiques. Ce dernier avait même déclaré avoir fait «une saison de trop». Une déclaration qui en dit long sur son statut d’«indésirable» au sein du club. On aurait fait appel à l’ancien président…Ghannam, qui se trouve actuellement au Canada, pour prendre le relais. Il a même été désigné comme membre du comité alternatif sans même qu’il ait donné son aval. Pis, Gilbert Gress, l’entraîneur dont on a pourtant chanté les mérites n’a pas été retenu. Il aurait demandé une somme faramineuse pour se charger de l’équipe. Une question se pose d’elle même : est-ce que ce ne serait pas le fruit des appels aussi anonymes que dangereux qu’auraient reçus l’entraîneur français pour le dissuader d’ entraîner le Raja. Oscar sera libéré de son contrat avec l’équipe libyenne d’Al Ahly au mois de mars. Serait-on en train de lui préparer le terrain au détriment de la bonne marche du club. Le doute s’installe, aussi bien sur l’avenir de l’équipe que sur sa gestion, régie par des influences qui ne vont pas toujours dans le même sillage. Encore moins cette fois. Le Raja, champion du Maroc pendant six années consécutives passe indubitablement par un passage à vide. L’équipe est loin d’être au top niveau, mais peut se rattraper. Le Championnat n’en est qu’à sa première moitié. Il n’est donc pas trop tard pour mieux faire. Toutes les grandes équipes, de par le monde, ont leurs hauts et leurs bas. D’autant plus la situation du Raja n’est pas aussi dramatique que l’on cherche à faire croire. Rien n’est encore perdu si ce n’est l’image du club de plus en plus ternie par les luttes intestines. Les conflits politico-sportifs d’antan semblent revenir aux devants de la scène. Les adhérents qui aiment véritablement leur club devraient dépassionner le débat et atténuer les conflits pour le seul intérêt du club.

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