Le Dakar en terre africaine

Depuis le début du Dakar 2003, les participants ne cessaient de dire à qui veut l’entendre que le Dakar ne commence qu’en Afrique. Ils sont servis. La caravane de ce prestigieux rallye qui relie pour son édition de 2003 Marseille en France à Sharm El Sheikh en Egypte a foulé dimanche dans la matinée (6h locales) le sol africain, son véritable terrain de prédilection. Après trois jours passés en Europe et une journée de traversée maritime de la Méditerranée, le soulagement a dû être grand pour tous les concurrents de cette 25ème édition en débarquant à Tunis, après deux nuits de croisière.
Maintenant, place au sable. Les concurrents en sont d’ailleurs tellement friands que les organisateurs ont prévu une spéciale de 8km sur le sable espagnol. Le paysage avait même un petit goût du Lac Rose de Dakar, avec un tracé dessiné sur la plage de Castellon.
Cette course n’a donné lieu à aucun changement majeur au classement général, puisque le leader français en voiture, Stéphane Peterhansel conserve la tête du classement devant le Japonais Hiroshi Masuoka, vainqueur de l’étape (Mitsubishi), et le Sud-Africain Giniel De Villiers (Nissan). Une trentaine de seconde séparent les trois pilotes. En moto, le Français Richad Sainct sort du Vieux Continent leader du classement. Les concurrents ont passé quelque 36 heures en mer synonymes de repos. Cette traversée de la Méditerranée a d’ailleurs été accueillie avec un plaisir non dissimulé. Le programme était très alléchant. Deux nuits à bord d’un bateau et une journée de farniente. Même si le rallye ne fait que commencer, un millier de kilomètres parcourus à peine, quelques abandons ont déjà été signalés, preuve ultime de ce que la course, bel et bien lancée dès le premier jour, nécessite beaucoup d’effort et de concentration.
Repos durant cette croisière mais aussi autres activités. Certains, qui, à l’image du Finlandais Ari Vatanen, vont même jusqu’à la considérer une occasion de se cultiver. «J’ai beaucoup de travail ! J’ai commencé l’écriture d’un livre sur mes débuts en rallye, et j’ai commencé la lecture de trois autres, dont l’un sur l’art d’être un bon mari, et un autre sur l’art d’être un bon père…». D’autres, moins détachés de l’ambiance purement professionnelle du Dakar, ont profité des 36 heures en mer pour la lecture du carnet de route et des vérifications techniques. Mais si, pour tout ce petit monde, la vie en mer a été belle, les organisateurs ont dû s’arracher les cheveux pour convoyer près de 1000 personnes dans un ferry et 490 véhicules, dont une cinquantaine de camions, dans un cargo.
La prochaine étape, la première sur le sol africain, sera un vrai premier test de pilotage. Cette quatrième étape, longue de 463 km, dont seulement 25 km de spéciale, relie Tunis à Tozeur, une célèbre oasis, irriguée par 200 sources. Elle constitue la plus courte distance chronométrée en Afrique.

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