Le «dilemme» de Michael Schumacher

Le quadruple champion du monde allemand de Formule 1, Michael Schumacher, a défendu, mardi, l’ordre de Ferrari à son coéquipier brésilien Rubens Barrichello de lui céder la victoire, dimanche, au Grand Prix d’Autriche, tout en admettant qu’il y a un « dilemme ». « C’est un dilemme, c’est vrai », affirme Schumacher sur son site internet (http://michael-schumacher.rtl.de) ajoutant qu’il trouve cet ordre d’écurie « compréhensible ». « Ce n’est pas Ferrari qui l’a inventé », ajoute-t-il.
Le pilote de Ferrari a admis que Rubens Barrichello était dimanche le meilleur pilote et qu’il aurait mérité la victoire. Il s’est posé lui-même la question si Ferrari avait besoin d’agir de cette façon, compte tenu de l’actuel classement du Championnat du monde et de la suprématie de la voiture. Mais « rien n’est certain dans ce sport, souligne Michael Schumacher. Le Championnat du monde est loin d’être décidé.
La situation peut se présenter tout différemment après deux ou trois courses, même si cela n’en a pas l’air pour le moment ». Rappelant que Ferrari a perdu trois fois (1997, 1998, 1999) le Championnat lors de la dernière course, Michael Schumacher a cité l’adage: « Chat échaudé craint l’eau froide ». »Depuis, nous tentons d’éviter de telles expériences et de les prévenir.
Si après les premières courses un pilote se présente comme celui qui a les meilleures chances pour le titre, on essaye ensemble de conserver ses chances », a martelé le pilote allemand en ajoutant que de telles pratiques existaient aussi dans d’autres sports, comme le cyclisme. « Parfois c’est dur, il faut en prendre son parti. Mais ce n’est pas seulement le cas en Formule 1 », a conclu le pilote, dont la victoire en Autriche a provoqué une vive polémique.

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