Le dopage entache l’athlétisme américain

Ces quatre athlètes, dont l’IAAF n’a pas révélé les noms, avaient été contrôlés en juin durant les Championnats nationaux près de San Francisco. S’ils sont reconnus coupables, ils risquent jusqu’à deux ans de suspension. Selon USA Today, citant le porte-parole de l’IAAF Nick Davis, l’analyse de l’échantillon B confirme celle de l’échantillon A, positive toutes les deux à la THG, un stéroïde anabolisant de synthèse indécelable jusqu’à ce qu’un laboratoire californien la détecte cet été sur une dénonciation d’un entraîneur américain. Les athlètes incriminés n’ont pas été officiellement nommés, mais selon la presse américaine, le lanceur de poids Kevin Toth, le lanceur de marteau John McEwen et la spécialiste du demi-fond Regina Jacobs seraient trois deux d’entre eux. Toth et Jacobs ont récemment témoigné devant un tribunal de San Francisco qui enquête sur les activités du laboratoire californien de compléments nutritionnels BALCO qui aurait développé la THG. Les sprinteurs américains Tim Montgomery, recordman du monde du 100 m, et Chryste Gaines, qui figurent sur la liste de clients de BALCO, ont également été entendus par ce grand jury, selon le San Francisco Chronicle. Un cinquième athlète, le sprinteur britannique Dwain Chambers co-détenteur du record d’Europe du 100 m, a été annoncé positif à la THG vendredi après la confirmation par l’échantillon B. Depuis l’annonce de la découverte du nouveau stéroïde synthétique le 16 octobre, les fédérations internationales de plusieurs sports, dont l’athlétisme et la natation, ont décidé de procéder à des tests rétroactifs, y compris pour les Mondiaux d’athlétisme de Paris, en août dernier. L’Agence mondiale antidopage (AMA) a annoncé la semaine dernière que la THG figurait désormais sur la liste des produits interdits.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *