Le dossier judiciaire de la mort de Coppi transféré de Rome à Tortona

Le parquet de Rome a décidé lundi de transférer l’enquête judiciaire sur l’empoisonnement supposé du champion cycliste Italien Fausto Coppi au parquet de Tortona, au nord du pays, ville du piémont où le « Campionissimo » est mort le 2 janvier 1960 à l’âge de 40 ans.
La version officielle sur la mort du champion italien indique que Coppi est décédé des suites d’une malaria contractée lors d’un safari au Burkina Faso, mais selon les révélations du quotidien italien Corriere Dello Sport , qui se fondent sur les propos d’un moine bénédictin français, frère Adrien, du monastère de Koubri, près de Ouagadougou, Coppi aurait en réalité été empoisonné par vengeance, à la suite de la mort d’un jeune coureur Ivoirien. Lundi, le président de la Fédération ivoirienne de cyclisme a confirmé qu’un coureur de son pays avait mystérieusement trouvé la mort entre 1958 et 1959 dans une course africaine. « Il s’appelait Canga et a fini dans un ravin, dans d’étranges conditions, pendant une course à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, entre 1958 et 1959 », a déclaré Eugene Die Kacou au Corriere Dello Sport.
Même si les témoins de l’époque estiment que les révélations du quotidien ne sont que des « balivernes », le procureur du parquet de Rome avait décidé, samedi, d’ouvrir une enquête sur la foi de ces informations. Coppi, dont la mort a toujours été entourée d’un certain mystère, possède l’un des palmarès les plus riches de l’histoire du cyclisme. Il est notamment le premier coureur à avoir remporté le tour de France et le tour d’Italie la même année, en 1949, une prouesse qu’il a répétée en 1952. Il compte également trois autres Giro (1940, 1947, 1953) à son palmarès.

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