Le fabuleux destin d’Amélie Mauresmo

Il aura fallu attendre, mais le résultat a fini par suivre. Quatre participations pour, enfin, une première qualification au dernier carré de l’un des deux tournois tennistiques les plus prisés au monde : Wimbledon.
En battant, mercredi dernier, l’Américaine Jennifer Capriati (N.3), 6-3, 6-2, en une heure, la Française Amélie Mauresmo n’a pas du mal à se qualifier, pour la toute première fois de sa carrière, en demi-finales de ce tournoi. Mauresmo a construit sa victoire en asphyxiant l’Américaine. «C’est un bonheur de me retrouver en demi-finale parce que la manière y était. Je savais que je ne devais pas lui laisser dicter le jeu», a-t-elle déclaré. En effet, la manière a été au rendez-vous. Très offensive et gardant une parfaite maîtrise de ses nerfs alors que son match, qui commença avec près de quatre heures de retard en raison de la pluie, a été interrompu à deux reprises, et pour plus de quatre heures par des ondées.
Supérieure dans tous les domaines à une adversaire étonnamment passive, elle s’est procurée sa première balle de break en montant deux fois au filet et en bénéficiant d’une double faute de Capriati, et l’a immédiatement convertie pour mener 4-2 dans le premier set. Dès lors, la partie a pris un sens unique.
La montée en puissance de Mauresmo n’a eu d’égal que son véritable talent, sa force aussi, avec un jeu fort et profond. Son adversaire accumulait les déconvenues. Battue trois fois lors de ses quatre rencontres précédentes avec l’Américaine, dont deux fois cette année, en quarts de finale à Melbourne et à Rome, Mauresmo, dont le meilleur résultat à Wimbledon était jusque-là un troisième tour l’année dernière, rencontrera en demi-finale l’Américaine Serena Williams (N.2). Un exploit qui vient après une grande déception, suite à sa faible prestation au Roland Garros.
«Il faut comprendre que la déception d’une défaite prématurée à Roland-Garros ne m’a pas rendue très loquace…La pression du premier tour passée, je progressais à chaque match. Je suis assez satisfaite, mais il reste du travail», avait déclaré Mauresmo juste après Garros. Le travail qui restait à faire est bel est bien accompli. C’est dire que la parole prend un effet exécutif dès lors que c’est dit.

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