Le grand Real dans le doute

Le grand Real dans le doute

Rien ne va plus à la «maison blanche». Sorti, mercredi dernier, des quarts de finale de la Ligue des Champions de clubs par le petit poucet, l’AS Monaco et, avant battue en finale de la Coupe d’Espagne par Saragosse, le Real Madrid n’avait, dimanche soir, qu’un seul objectif en tête : la Liga. Histoire de sauver la saison. Seulement voilà, les Merengues ont subi un autre coup dur. Dimanche soir, à Santiago Bernabeu, le champion en titre, qui voulait oublier ses déboires, a reçu une claque face à Osasuna, trois buts dont un de l’international marocain, Mouha Yacoubi à la 69ème minute. Une déroute qui vient jeter de l’huile sur le feu.
Juste après la fin de la rencontre, le président du club le plus titré au monde, Florentino Perez, a évoqué son éventuel départ, mais a refusé de confirmer l’entraîneur portugais des Blancos, Carlos Queiroz, dans son poste. « Avant cela, il faut que je pense, que j’essaye de savoir si j’ai le temps de rester à la tête du club », a affirmé Florentino Perez, à la chaîne Canal-Plus, à propos de l’avenir de l’entraîneur portugais, Carlos Queiroz, ex-adjoint de Fergusson, entraîneur de Manchester United. La défaite de dimanche était, en quelque sorte, la goûte qui a débordé le vase. Avant même l’élimination du Real de la Ligue des Champions de clubs de football, Perez était au centre d’une vague de critiques et ce depuis l’été dernier. À l’origine : la non-reconduction de l’entraîneur Vicente Del Bosque à la tête des Madrilènes. Le président a continué à faire l’objet de tirs croisés, surtout après l’élimination du Real et la mise en cause de son projet « Zidane et Pavones » (stars et joueurs du centre de formation). Conscient, le président du club est monté au créneau pour se défendre. « Il faut approfondir le projet. Comme partout ailleurs, quand il y a une défaite, il faut chercher à savoir pourquoi ».
Depuis quelque temps, de nombreux analystes reprochent à l’homme fort du Real Madrid, initiateur du projet « une star par saison » et dont les retombées financières et en termes d’image sont considérables, sa politique de gestion du club, notamment le fait de s’être séparé d’un certain nombre de joueurs relevant de la «classe intermédiaire». Exemple: Morientes, prêté à l’AS Monaco et qui a pris sa revanche, mercredi dernier, en inscrivant un des trois buts des Monégasques. La crise que traverse, actuellement, le Real Madrid intervient à un moment crucial. À quelques mois de la fin du mandat de Florentino Perez. Élu en 2000, le mandat de Perez arrive à expiration cet été. Celui, qui jusqu’alors n’a connu que du succès avec le Real, est, désormais, dans la ligne de mire. Trop pris par ses affaires, président d’un géant du BTP espagnol, Florentino Perez a, toujours, eu du mal à concilier entre vie professionnelle et vie sportive.
Certes, Florentino Perez a fait du Real une équipe de rêve. Des stars, comme Ronaldo, Zidane, Beckam, Figo, Raul, ont émerveillé le public de Santiago Bernabeu, mais aussi celui d’ailleurs, mais, ils ont, quelque part, contribué au départ du président de la « maison blanche».

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