Le hand promet au Maroc

ALM : Qui est Abdelmajid Amri ?
Abdelmajid Amri : C’est l’ex-sociétaire du MCO, né le 21/12/1945 à Oujda. J’ai fait mes débuts comme tous les athlètes marocains en football. J’ai eu le privilège d’être encadré par deux grands hommes de football qui furent très réputés dans la région de l’Oriental en l’occurrence Charaka et Ben Brahim de l’ancienne équipe du MCO qui était alors à l’époque composée en grande partie par de joueurs algériens.
Comment avez-vous été orienté du football au handball ?
C’est à partir du lycée en 1956 que mes moniteurs et professeurs de sport m’avaient conseillé de pratiquer le handball car, comme me l’ont fait comprendre mes professeurs, j’étais doté d’une très bonne technique en plus d’une puissance physique, capables de faire de Amri un joueur idéal de handball. Du coup, et pour exprimer tout mon potentiel, c’est avec le Mouloudia que j’ai signé puisque c’était le club le plus structuré de la région de l’Oriental. Ce dernier comportait plus de 80 % de Français avec quelques Marocains et un Algérien. On avait un coach français qui était en même temps gardien de but. Celui-ci avait une jambe en bois, mais son savoir- faire était exceptionnel.
Quelles sont les particularités qui distinguent ce coach des autres ?
Malgré son handicap, il était à la fois stratège, motivateur et confident car l’entraîneur est l’élément qui réunit les divers aspects dont est composée une équipe. Mais par-dessus tout, il était un professeur procurant à ses joueurs la structure nécessaire pour gagner. Une qualité primordiale que tout coach doit posséder.
Vous vous souvenez des grands joueurs que vous avez côtoyés à l’époque ?
Il y avait Blinda, Maâzouz, Raphaï, Abdelghani, Kilani, Benzekri, Nouri, Yousfi pour ne citer que ceux-là. Leurs capacités d’athlètes ont toujours été manifestes, mais leur célébrité est le résultat d’un dur entraînement et d’un dévouement sans borne.
Parlez-nous de votre parcours après le MCO !
J’ai signé pour le MAS dans un premier temps. Ensuite, je suis rentré à Casablanca pour la saison 1974-1975 comme entraîneur et joueur du CAF. Puis, j’ai été chargé d’entraîner le WAC et c’est à partir de la dissolution du CAF que s’est créée la Rabita du stratège Abdellatif tatbi avec lequel je constitue l’équipe dirigeante de l’Alliance Sport de Casablanca (Derb Ghallef), ASC jusqu’à nos jours.
Comment voyez-vous le niveau du handball national comparé à la même discipline chez nos amis maghrébins et africains ?
En dépit des petits moyens mis à la disposition de la FRMHB et les clubs, ces derniers déploient des efforts considérables et le fait d’arriver pour la cinquième fois consécutive aux phases finales de la coupe du monde de la petite balle en dit long sur l’état de santé du hand-ball national. Dans ce contexte et pour faire évoluer ce sport, il faudra penser à l’infrastructure et notamment au recyclage de nos entraîneurs qui, je pense, sont en train de stagner.
A qui incombe le rôle de recyclage et de perfectionnement ? qui doit l’assumer ? Les clubs ou la fédération ?
En principe, les deux doivent y contribuer. La fédération par les contacts et les clubs par les moyens financiers au moins pour subventionner aux frais de déplacement de leurs techniciens, car avec l’apport de la télévision, tout sera possible dans l’avenir. La nouvelle formule sport-étude accordée au handball et au basket-ball et l’ambition du jeune âge et le talent des meilleurs joueurs nationaux permettent d’espérer des lendemains qui enchantent.

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