Le KAC lâché par les siens

Le KAC lâché par les siens

Le KAC traverse une grave crise. Lâchée par ses dirigeants, son staff technique et même son public, l’équipe du Gharb ne sait plus où donner de la tête. L’amateurisme dans la gestion des affaires du club a atteint son summum, il y a une dizaine de jours. Deux jours avant la rencontre qui a opposé le KAC au KACM pour le compte de la 19ème journée du championnat de GNF I, cinq membres du bureau dirigeant du club en plus de son président Benaïssa Akouachi ont déposé leur démission. Après le déroulement de cette rencontre qui s’est soldée par une nouvelle défaite de l’équipe kénitrie (0-1), c’était au tour de son staff technique de déposer une démission collective.
L’entraîneur Rachid Taoussi, qui a été remplacé par Fouad Sahabi, qui a pris ses fonctions en début de cette semaine, se défend d’avoir pris sa décision sur un coup de tête suite à cet échec. «C’était devenu tout simplement impossible de continuer à travailler dans la situation actuelle que vit l’équipe gérée n’importe comment. Quelques membres du bureau dirigeant, et heureusement pas tous, n’ont pas vu d’un bon oeil la stabilité qui commençait à s’installer au sein de l’effectif. Et ils ont tout fait pour la détruire», a-t-il déclaré. Il a en outre mis en exergue la faiblesse de l’infrastructure sportive dans la ville qui ne dispose que d’un seul terrain mis à la disposition du KAC pour ses entraînements. «L’équipe s’est trouvée à plusieurs reprises obligée de s’entraîner en dehors de la ville parce que plusieurs rencontres des autres équipes kénitries des divisions inférieures ont été programmées dans ce terrain», continue-t-il. En plus, le club se trouve obligé depuis le début de cette saison de jouer à l’extérieur de ses bases, le stade de la ville de Kénitra étant fermé pour subir des travaux de restauration.
Le départ de Rachid Taoussi vient enfoncer le club dans l’instabilité qu’il vit depuis le début de la saison. Cet entraîneur est en effet le cinquième coach qui a pris en main la direction technique de l’équipe du Gharb. Son passage à ce poste n’a duré que huit semaines. Le premier à prendre en main les rênes du club pour l’exercice en cours, l’Espagnol Francisco Fernandez, a souhaité mettre fin à son contrat avec le KAC pour des raisons familiales. Aziz Bouabid, qui lui a succédé, aurait pour sa part reçu une offre alléchante d’un club du Golfe.
Offre tellement intéressante sur le plan matériel que le cadre technique kénitri n’a pu la refuser. Un autre Espagnol, Mendez, est venu par la suite entraîner l’équipe. N’ayant pu faire ses preuves, il a été limogé le jour de l’Aïd Al Fitr exactement. Ce vide n’a pas manqué de laisser ses traces au niveau des résultats de l’équipe qui ferme la marche en championnat de première division du Groupement national de football (GNF I).

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