Le Kawkab en chute libre

Le Kawkab de Marrakech va mal et ce n’est un secret pour personne. Avec huit défaites enregistrées depuis le début du championnat, un match nul et une seule victoire, l’équipe de la ville rouge a bu la coupe jusqu’à la lie. Au bilan on ne peut plus catastrophique du premier tiers du championnat, s’ajoutent les problèmes internes qui minent le club. On parle de dissensions, de luttes intestines et de règlements de comptes au sein de l’équipe dirigeante. Le président Mohamed El Jazouli avait même présenté sa démission, il y a quelques semaines. Une démission qui, selon M. El Jazouli ,  » n’est pas consécutive aux mauvais résultats réalisés par l’équipe, mais résulte de la dégradation de la gestion quotidienne et des altercations, déclarations et pratiques survenues lors des réunions du bureau dirigeant de la section et qui nuisent à la bonne marche du club.  » Pour le nouveau coach, Azzedine Bennis, la mauvaise passe que traverse le Kawkab Athletic Club de Marrakech est due particulièrement à la préparation d’avant saison qui a accusé un long retard. Le départ de l’entraîneur Abdelhadi Skitioui, recruté en début de saison, n’a pas arrangé les choses. L’indisponibilité de pas moins de huit titulaires a été également lourde de conséquences sur la bonne marche de l’équipe. Le nouvel entraîneur de la formation marrakchie a exprimé sa disposition à faire de son mieux pour sortir l’équipe des innombrables problèmes dans lesquels elle se débat. Il cherche ainsi à consolider la solidarité du groupe, perfectionner la cohésion du collectif et, partant, assurer le maintien du KACM en GNF-1. Avec l’instauration du professionnalisme à partir de la saison 2003-2004 et la relégation la fin de cette saison de 6 équipes en D2, la tâche sera rude. Bien que faisant partie intégrante de l’histoire du football national, le Kawkab devra attendre longtemps pour renouer avec le sacre du champion, remporté en 1993. Des succès récents l’équipe en a bel et bien connus. En témoignent les trois Coupes du Trône que les Marakchis ont gagnées en 1987, 1991 et en 1993. Sur la scène africaine, la vitrine du Kawkab compte une coupe de la CAF. Le Kawkab, créé 1947, et ayant connu ses années de gloire dans les années 50 et 60, dont le Championnat en 1957, a donné naissance à plusieurs joueurs de talent qui ont fait le bonheur du football national. Dans une ville comme Marrakech, l’une des plus peuplées du Royaume, ce n’est pas les inconditionnels du club qui manquent. Il fut un temps où l’on regrettait la faible capacité d’accueil du stade Harti, fief du Kawkab. Mais, agrandi voilà quelques années et faute de matchs qui méritent le déplacement, Harti est souvent déserté. L’entraîneur Bennis et le comité du club auront fort à faire pour redresser la barre et redorer le blason d’une équipe qui ne mérite pas son classement actuel.

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