Le Mali, un pays pauvre mais hospitalier

«Vous êtes ici chez vous », affirment les autorités locales aux hôtes de la CAN-2002 en signe de bienvenue et d’hospitalité. Non seulement les milliers de visiteurs, mais aussi les équipes nationales qui vont s’affronter jusqu’au 10 février. A la Commune IV de Bamako, la mairie parraine ainsi, comme les cinq autres communes de la capitale, au moins l’une des 16 équipes en compétition. Les supporteurs sont logés dans des salles de classes aménagées et la nourriture est gratuite. «C’est la touche malienne à l’organisation de la manifestation », déclare Mohamed Haïdara, le maire dont la commune parraine les équipes d’Algérie et d’Egypte. «Nous devons tout faire pour que supporteurs et joueurs se sentent ici chez eux», ajoute-t-il, précisant que la population a été sensibilisée pour qu’elle ouvre « un coin de son coeur» aux étrangers. «Nous n’avons ni or, ni diamants, mais nous offrons le «diatiguiya» pour mériter la confiance des invités », souligne le maire.
Même la rencontre Algérie-Mali n’affectera pas cette hospitalité, à en croire M. Haïdara: « pour l’honneur du Mali, nous supporterons l’Algérie. Cela n’enlève rien à notre patriotisme », affirme-t-il. « Diatiguiya » aussi dans les stades. Des jeunes sont là pour guider, installer et informer les spectateurs. La presse bénéficie également de cette hospitalité. Certains des 700 journalistes qui couvrent la compétition africaine sont logés gratuitement dans les « villages CAN» construits pour héberger les hôtes, surtout à l’intérieur du pays qui manque d’infrastructures hôtelières. « La presse internationale est très exigeante», remarque un journaliste sportif, dont certains collègues se sont plaints des difficultés rencontrées pour transmettre leurs articles ou pour prendre leurs marques au début de la compétition. Mais « le Mali n’a pas été débordé », ajoute-t-il.
Le Mali, un des pays les plus pauvres du monde, semble en passe de gagner le pari de l’organisation grâce au « diatiguiya ». « C’est l’une des trois CAN les mieux organisées depuis 1957 », estime un responsable de la Confédération africaine de Football.

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