Le Maroc aurait pu mieux faire

L’Algérie était, sans aucun doute, plus forte. Mais pas comme on le croyait. Si le sept Marocain a perdu, c’est tout simplement parce qu’il n’a pas respecté les consignes de son coach, Noureddine Bouheddioui. Il faut dire que les Marocains étaient tout près de réaliser l’exploit. Celui de disputer la finale de la CAN. Une finale tant convoitée. Soutenus par un très grand public, estimé à 9 000 spectateurs, tous brandissant les couleurs nationales, les joueurs marocains ont bien entamé la partie.
Les coéquipiers de Berajâa ont très bien géré leur match devant un adversaire de taille et très bien expérimenté dans ce genre de compétition pour terminer ce premier half par 9 partout. Cependant en seconde mi-temps, les sept marocains ont cédé du terrain à leurs homologues algériens qui en ont profité pour porter leur écart de but à deux réalisations (17-15).
La rage de vouloir niveler le score rapidement a fait tomber les Marocains dans le piège algérien. À l’opposé, les poulains du coach Brahim Boudrali ont pu se soustraire de la lourde pression pour gérer les moments difficiles et par là même maîtriser le cours du jeu. Une tactique payante puisque les Algériens ont réussi, à un certain moment, à prendre une avance de deux points.
À la dernière minute, les nationaux avaient deux occasions de mettre les pendules à l’heure (19 à 19). Ils ont cherché à temporiser avant de rétablir la parité pour ne pas donner aux Algériens l’occasion de remonter et d’inscrire le but victorieux à quelques secondes de la fin de la rencontre. Mais ce judicieux calcul ne sera pas savamment mené à sa fin en obligeant les Algériens à aller aux prolongations. Et sur une ultime attaque des Algériens, alors qu’il restait moins d’une dizaine de secondes de jeu, le match, jusque-là plaisant et plein de suspense, va connaître une fin un peu houleuse avec des échauffourées entre un Algérien qui a empêché Berajâa de remettre la balle en jeu suite à une faute. La fin de la partie sera sifflée sur la victoire des sept algériens sur le score étriqué de 19 à 18.
Pour l’entraîneur Bouheddioui, les joueurs marocains ont évolué sous pression. Le seul reproche qui pourrait être fait, c’est l’excès de précipitation dans la concrétisation des actions qu’ils se sont procurées au cours d’une rencontre perdue dans les trois dernières minutes. En s’inclinant lors du match de classement, samedi, contre l’Egypte, le Maroc reste fidèle à sa quatrième place en attendant une hiérarchie meilleure dans les compétitions à venir.

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