Le Maroc domine le demi-fond

Le Maroc domine le demi-fond

Bonnes nouvelles d’Athènes. La marocaine Laïla El Garaâ a décroché la médaille d’argent de l’épreuve du poids, catégorie F40, lors de la neuvième journée des jeux paralympique d’Athènes-2004, disputée dimanche. Bien avant, Laïla El Garaâ s’est classée quatrième derrière deux tunisiennes qui étaient écartées par la commission de classification, mais cette décision a été revue par la commission d’arbitrage.
Au power lifting développé couché, dans la catégorie des moins 40kg, cette dernière a obtenu la quatrième place. Chez les malvoyants (Classification T11), Mustapha Al Ourzari et son guide Younes Laâroubi ont réalisé l’exploit en récoltant deux médailles, l’or au 1500m et l’argent au 5000m. Pour sa part, Zine Abdellah a battu le record du monde au 800m (classificationT52) tout en remportant la prestigieuse médaille d’or. Malchanceux sur le 400m, où il s’est contenté de la quatrième place, Dif Mohamed a offert au Maroc une médaille d’argent au saut du longueur avec 7.08m. Pour le directeur technique national, Saïd El Merini, «le 22 septembre restera une journée inoubliable gravée dans l’histoire du sport national. Nos représentants ont donné de leur mieux. L’effet El Guerrouj a donné ses fruits. Tous voulaient continuer sur la lancée de Hicham El Guerrouj. Cinq médailles est un excellent résultat. Malheureusement notre participation a été restreinte à deux disciplines. On pouvait récolter d’autres médailles dans les autres disciplines. Cette bonne prestation doit normalement donner à l’handisport national sa place légitime et lui procurer le soutien de toutes les instances et des sponsors pour participer aux différentes échéances internationales avant les prochaines olympiades». Selon Salaheddine Laâroubi, vice président de la fédération, «lors des préparatifs de la sélection nationale, le bureau fédéral a mis l’accent sur le mental de l’athlète. Contrairement chez les valides où l’athlétisme est un sport individuel, chez les personnes handicapées tous les sports sont considérés collectifs.
Dans l’handisport, il existe une solidarité exemplaire entre athlètes. Nous avons de bons éléments dans d’autres disciplines qui avaient de fortes chances de monter sur le podium mais faute de participation dans les rencontres internationales, ils n’ont pas été admis à prendre part aux jeux paralympiques». Il est à signaler qu’avant le début des compétitions, nos athlètes ont dû subir le test de la commission de classification, où certains avaient frôlé l’élimination et ce n’est que grâce à la conjugaison des efforts du docteur national Mohammed Aghedar, et de l’omnipresent Said El Merini, directeur technique national, que lesdits athlètes ont été retenus.

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