Le Maroc en quête d’un second titre

Dernièrement s’est tenue l’assemblée générale ordinaire de la Fédération royale marocaine de Rugby. Assemblée qui a été boycottée par deux membres du bureau fédéral, à savoir Hamdi Omar du club de l’USO, vainqueur de la dernière édition de la Coupe du Trône, et Lemsika Mohamed, représentant du RUC, et qui n’est autre que le secrétaire général de la FRMR. Pour Bouhajeb, l’absence de ces deux membres n’est une surprise pour personne. Selon lui, depuis le début de la saison, Hamdi n’a jamais assisté à une réunion.
Quant au secrétaire général, il a fait le sous-marin trois mois seulement après son élection. «Je lance un appel pour qu’ils viennent donner des explications à tout cela et ce en présence de la presse», a tenu à faire savoir le président. L’absence des deux membres n’a pas empêché le bon déroulement de l’assemblée générale de la FRMR puisque les rapports moral et financier ont été votés à l’unanimité.
Depuis son arrivée à la tête de la FRMR, Bouhajeb travaille d’arrache pied pour donner un nouveau souffle à la balle ovale marocaine. « Donnez-moi plusieurs terrains dans les grandes villes, un peu dans les petites, et je vous garantis que d’ici 5 à 6 ans, nous serons en mesure, je ne dis pas de gagner, mais de tenir une bonne opposition contre l’équipe de France A », avait déclaré un jour, Saïd Bouhajeb sur le site Internet www.Afrika.com. Premier hic auquel il s’est heurté, celui de l’infrastructure. Autrement dit, très peu de terrains de rugby. «C’est un problème propre à toutes les disciplines. Mais c’est le rugby qui en souffre le plus. Vous imaginez, depuis l’indépendance, un seul terrain a été construit, celui de Sidi Othmane. Les terrains de l’Union de Touarga, du KACM et de l’OCK étaient tous des terrains de rugby, avant qu’on les transforme en terrains de foot», a fait remarquer ce dernier. Frappant à toutes les portes, le président de la FRMR a fini par avoir des promesses, jusque-là non tenues. «Les walis de Rabat et de Safi nous ont promis chacun un terrain de rugby de 4 ha. Le secrétaire général du wali de Tanger, lui aussi, nous a promis un terrain de 2 ha. Mais, jusqu’à aujourd’hui, rien n’a été concrétisé. Pour que le rugby avance, il faut une implication de tous les acteurs, élus, sponsors, autorités locales…», a confié Bouhajeb, avant d’ajouter «il faut, surtout, une décision politique de haut niveau ». Outre l’infrastructure, la balle ovale nationale est confrontée à un autre problème : le nombre réduit de clubs. Avec 14 clubs, la FRMR compte environ 6 000 licenciés. En multipliant les tournois nationaux et internationaux et en introduisant cette discipline dans les sports scolaires, la FRMR veut élargir la base des pratiquants à travers le Maroc. « L’objectif est d’atteindre le nombre de 15.000 pratiquants dans notre pays », a déclaré le président. Depuis trois ans, la FRMR organise des tournois à sept. « Certes, nous avons commencé de manière un peu timide, mais nous espérons atteindre nos objectifs dans les années à venir », a expliqué Bouhajeb.
L’année dernière, la ville de Tanger avait abrité le premier tournoi international de rugby et qui a connu la participation des équipes de France, de Portugal, d’Espagne, de Tunisie et du Maroc. « J’espère que ce ne sera pas la première et la dernière édition », a ajouté ce dernier. Tout cela se passe alors que le Maroc champion d’Afrique. Et ce n’est pas tout. Le 6 février prochain, les rugbymen marocains seront appelés à défendre leur titre en Namibie. C’est la Confédération africaine de rugby, dont le président n’est autre qu’Aziz Bougja, qui couvrira les frais de déplacement. La FRMR, elle, prendra en charge le reste, soit 400 000 DH. «Notre compte est débiteur. Au jour d’aujourd’hui, nous n’avons pas cette somme. Mais nous allons tout faire pour l’avoir avant la fin de ce mois-ci», a confié Bouhajeb.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *