Le match qui fait rêver les Sénégalais

« France-Sénégal, le match qui fait rêver» ; «les lions à l’assaut des coqs» ; «un challenge redoutable» ; les quotidiens sénégalais consacrent, lundi, gros titres et premières pages au match inaugural de la phase finale de la coupe du monde de football, prévu le 31 mai 2002 à Séoul. a la une du soleil, une photo-montage illustre le choc attendu: l’attaquant sénégalais El Hadj Diouf dribblant Zinédine Zidane, le premier sous les couleurs vert-jaune-rouge du Sénégal, le second en bleu-blanc de l’équipe de France. Ce match d’ouverture, «face à la patrie d’adoption de l’écrasante majorité des joueurs sénégalais», face aux champions du monde et d’Europe, «les lions le voulaient en amical, au stade de France, sans trop y croire », écrit l’éditorialiste du soleil, sous le titre «c’est génial». Or, poursuit-il, «voilà qu’ils l’ont et face à la planète tout entière», face à «plusieurs milliards de téléspectateurs». «Du pôle nord aux confins de l’Amazonie, du désert du Kalahari à Kandahar, on entendra parler de notre pays, qu’on essaiera de situer sur le globe terrestre. Et, cela, aucune opération de promotion touristique, si vaste soit-elle, ne peut l’obtenir», se réjouit-il. «Si ce n’est pas une chance de rencontrer dès l’entame de la compétition un adversaire aussi couvert de gloire, c’est un honneur, encore que la bonne fortune de notre équipe peut bien continuer au soir de cette confrontation», écrit également sud-quotidien. Le journal, comme d’autres publications de la place, évoque la coupe du monde de 1990, lorsque le Cameroun avait battu l’Argentine «alors conduite par un Diego Maradona au sommet de son art», au terme du premier match du tournoi. «Nos lions ne sont pas moins talentueux que leurs cousins du Cameroun», estime sud, ajoutant que «la pression» n’est pas tant sur les sénégalais que sur les «bleus qui, après avoir arraché la palme au brésil, veulent honorer leur rang». «On ne pouvait rêver mieux. Il va falloir maintenant sortir du rêve. Pour affronter la réalité. La réalité, c’est que le Sénégal a tiré un gros morceau», souligne cependant Walfadjri. «Petit Poucet de ce 17e mondial» (info7), le Sénégal se trouve face «à un challenge redoutable» (le matin). «Mais cette bande de copains, jeunes, enthousiastes, professionnels, nous a tellement habitués à d’agréables surprises que le peuple sénégalais (…) peut se permettre de rêver», estime le matin. «Techniquement, nos entraîneurs, Bruno Metsu, Abdoulaye Ndiaye et jules Bocandé, sont à la hauteur et savent gérer leur groupe», souligne le matin. La coupe d’Afrique, en janvier-février au mali, «offre d’excellentes perspectives afin de rôder l’effectif et améliorer la culture tactique des lions», rappelle le matin. Alors, «bon vent !».

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