Le Mondial en toile de fond

Sept semaines de compétition de haut-niveau permettront aux meilleurs rugbymen d’Europe de bien préparer la Coupe du monde. France, Angleterre, Pays de galles, Irlande, Italie, Ecosse : un menu des plus alléchants.
Le coup d’envoi est donné ce samedi avec la rencontre Angleterre-France à Twickenham. Auteur en 2002 du premier Grand Chelem dans l’histoire du Tournoi des six nations, le XV de France entend profiter de l’édition 2003 pour conserver son rang dans l’hémisphère nord.
La formation rajeunie menée par Bernard Laporte est imbattable. Elle a déjà eu raison en 2002 de toutes les nations de la planète, à l’exception de l’Irlande et de l’Argentine. Les Français sont en plus de sérieux prétendants au titre Mondial en 2003. Le déplacement en Angleterre, ce samedi, et en Irlande, permettra de tester leur capacité à négocier les matches capitaux à l’extérieur.
«Par sa situation dans le temps, ce Tournoi des six nations s’inscrit dans la préparation de la Coupe du monde. « explique l’entraîneur du XV français. Et d’ajouter : «Au-delà de cela, nous avons surtout envie de rester les n° un en Europe, un rang que nous avons acquis la saison dernière».
Le XV de France devra apprendre à jouer sans deux de ses éléments-clés, le centre Tony Marsh, convalescent, et le pilier Pieter De Villiers, soupçonné de dopage à la cocaïne et à l’ecstasy.
Les atouts des Anglais consistent essentiellement en une ligne arrière particulièrement forte. C’est l’avis de leur sélectionneur Clive Woodward qui fait notamment allusion à Jonny Wilkinson à l’ouverture, Matt Dawson au poste de demi de mêlée et Jason Robinson à l’arrière. Le XV anglais sera également renforcé par le pilier Jason Leonard. Ce dernier a obtenu sa 100ème sélection lors de l’annonce du XV d’Angleterre retenu pour ce match d’ouverture contre la France. Avec 100 sélections, Leonard, 34 ans, entre dans le groupe très restreint des internationaux « centenaires » aux côtés de l’Australien David Campese (101) et du Français Philippe Sella (111). Les chances des Ecossais, auteurs d’un succès historique face à l’Afrique du Sud en novembre, paraissent grands contre l’Italie. Le pays de Galles débutera la compétition anéanti par une grave crise financière et qui, par souci d’économie, l’a contraint à refuser de participer au Tournoi des équipes A. La formule adoptée cette année est toute nouvelle.
Le Tournoi des six nations, a été resserré sur sept semaines. Les cinq journées du Tournoi ont été étalées entre le 15 février et le 30 mars.
Ce resserrement va vraisemblablement donner un nouveau visage au vénérable Tournoi, élargi à une sixième équipe, l’Italie depuis 2000. La nouvelle formule de compétition devrait logiquement favoriser les nations possédant le réservoir de joueurs le plus profond, l’Angleterre et la France, au détriment des Irlandais, qui étaient les seuls en mesure de contrecarrer l’hégémonie des deux grands de l’hémisphère nord.

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