Le Penta, une cérémonie made in Brazil

Comme dans tous les pays catholiques et de tout temps, les joueurs de football se signent en entrant ou en sortant du terrain mais récemment, sous l’influence des églises dites «évangéliques», on exprime sa foi en s’agenouillant sur le terrain pour louer le seigneur après un but imparable dans la lucarne ou en levant son maillot pour révéler un «Dieu est mon guide » sur un T-shirt.
Les églises « évangéliques », notamment l’«Assemblée de Dieu» (4,5 millions de fidèles), l’Eglise universelle du Royaume de Dieu (2 millions) ou encore la « Congrégation Chrétienne du Brésil » (2,2 millions) gagnent rapidement du terrain sur l’Eglise catholique. C’est en effet le cas dans le milieu sportif brésilien où l’Association des Athlètes du Christ, fondée par l’ex-pilote de courses automobiles, Alex Dias Ribeiro, compte aujourd’hui 10.000 inscrits, dont la moitié des joueurs de l’équipe de football du Sao Caetano, l’équipe révélation de ces dernières années.
Les « évangéliques» touchent tous les milieux et toutes les classes socio-économiques. Les livres et la musique donnent à ces églises un revenu de quelque 200 millions de dollars (autant en euros) par an. La musique « gospel » est florissante. Cinq nouveaux CD sont lancés chaque mois. Le dernier disque de la chanteuse « évangélique » Cassiane s’est vendu à un million d’exemplaires, soit l’équivalent de tous les disques réunis du prêtre catholique Marcelo Rossi et de l’une des chanteuses les plus populaires au Brésil, Marisa Monte. Parmi ces chanteuses de gospel à succès on trouve Assiria Nascimento, qui n’est autre que la femme du « roi » Pelé. Etonnant mais loin d’être surprenant dans un Brésil où chacun proclame ouvertement sa foi.

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