Le Portugal écarte l’Angleterre

Le Portugal a retrouvé la voie des demi-finales d’une Coupe du monde de football, quarante ans après sa seule apparition à ce niveau, en dominant une Angleterre réduite à dix (0-0 a.p., 3-1 t.a.b.) en quarts de finale du Mondial-2006, samedi à Gelsenkirchen. En 1966, le Portugal emmené par la "perle noire", l’attaquant d’origine mozambicaine Eusebio, avait été éliminé en demi-finale par une Angleterre qui devait empocher peu après son unique titre mondial.
Les Anglais, encore une  fois vaincus samedi par la malédiction des tirs au but, devront attendre pour compléter leur collection. Battus lors de cet exercice au Mondial 1990 en Italie, à l’Euro 1996 à domicile et au Mondial 1998 en France, les Anglais, qui ont été privés dès la 62e minute de Wayne Rooney, sottement exclu, avaient aussi subi le même sort à l’Euro 2004 en quarts de finale face aux mêmes Portugais (2-2 a.p., 5-6 t.a.b.).
En début de match, la splendide enceinte de Gelsenkirchen parlait d’une seule voix. Un carré de supporteurs portugais se trouvait isolé dans un ensemble tout acquis à la cause des Anglais. Forts de ce soutien -avec la présence du rockeur Mick Jagger-, ceux-ci entraient dans la partie avec une conviction rarement démontrée jusqu’alors. Wayne Rooney se mettait ainsi en action d’une volée des vingt mètres dans les bras de Ricardo (9). D’abord attentistes, les Portugais commençaient lentement à pointer leur nez. Mais Tiago ne pouvait reprendre aux 6 m un ballon mal dégagé par Gary Neville sur un coup franc de Luis Figo (13). Cristiano Ronaldo, remis de sa blessure à une cuisse, commençait son numéro sur son aile gauche.
Il repiquait sur l’intérieur pour adresser une frappe trop enlevée (19). Après quelques minutes plutôt prometteuses, les deux équipes s’assoupissaient. Les uns et les autres étant plus prompts à toucher le sol qu’à séduire le spectateur, seul Cristiano Ronaldo semblait en mesure de proposer quelque chose face à des Anglais à la retenue déconcertante. Tenu en échec à droite, Luis Figo changeait de position avec le Ballon d’Or 2000 s’offrait ainsi sans doute la plus belle chance, en enroulant sa frappe à vingt mètres. Mais elle n’inquiétait pas réellement Paul Robinson (39). David Beckham réclamait de son côté un penalty pour une main dans la  surface de Nuno Valente (51).
Mais le capitaine anglais devait surtout quitter les siens, se ressentant d’un coup à un genou reçu en première période (52).
Aaron Lennon, 19 ans, injectait immédiatement sa vitesse dans le jeu anglais. Percutant sur le côté droit, il éliminait trois défenseurs. Mais Rooney ne pouvait enchaîner et Joe Cole en bout de course frappait au-dessus.

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