Le provisoire des coups durs

Depuis l’arrivée du comité provisoire de la fédération d’athlétisme sur lequel trône M’hammed Aouzal, l’athlétisme national ne cesse de recevoir des coups durs.
La gestion du provisoire n’a certes jamais donné de résultats probants, mais jamais un comité n’a brillé par son incompétence et son ignorance des choses de l’athlétisme. D’ailleurs tout le monde se demande comment Aouzal peut s’acquitter de sa tâche quand on sait que cet homme cumule déjà les fonctions du président du GNF et du président du comité directeur du Raja. Sans oublier, bien sûr, ses obligations professionnelles qu’il ne doit absolument pas sacrifier pour le sport. On dirait qu’Aouzal est obligé d’assumer des charges aussi lourdes, alors qu’il pouvait facilement s’en démettre ou occuper une seule fonction qu’il peut maîtriser. D’ailleurs, il a déclaré à maintes reprises qu’il allait démissionner mais à chaque fois, il a réussi à se faire oublier. Mais la marche de l’athlétisme national qui est de plus en plus lézardé dans ses structures et dans les relations des athlètes entre eux et les dirigeants pour qu’il puisse oublier ses déboires.
L’affaire de Boulami est venue remettre sur le tapis cette situation chaotique de l’athlétisme national qui navigue à vue vers une destination inconnue. Malgré tous ses problèmes le comité provisoire qui flirte avec l’illégalité depuis des mois, fait tout pour retarder l’échéance d’une assemblée générale qui remettrait les pendules à l’heure. Pour des raisons que la raison récuse, le comité provisoire a annoncé à deux reprises la tenue de cette assemblée générale et à deux reprises il n’a pas annoncé son annulation. C’est dire que l’anarchie est totale comme il le fut pour la ligue de la Chaouia qui a du mal à tenir son assemblée générale. Non seulement les dirigeants des clubs entretiennent des luttes intestines irréparables, mais cette maladie a contaminé même les athlètes.
À coup de déclarations, de conférences de presse et de confidences, les stars de l’athlétisme national s’y sont mises pour ternir l’image de cette discipline.
L’ambiance est si morose et si délétère que chacun des athlètes essaye d’enfoncer l’autre pour on ne sait quel esprit de revanche. Toute la sphère de l’athlétisme est en effervescence, sauf ses dirigeants qui brillent par une absence totale de la scène. Comme s’ils ont démissionné. Mais ils n’ont pas démissionné car à leur place, c’est l’athlétisme national qui est en train d’être limogé de la scène internationale.

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