Le Raja à 180 mn du bonheur

Il est certain que, samedi, le Complexe Sportif Mohammed V sera un chaudron. Bien avant 21h30, heure à laquelle débutera la rencontre, les dizaines de milliers de spectateurs qui y sont espérés n’auront qu’un seul mot à la bouche : «Raja !».
Les Diables Verts disputeront en effet ce samedi la finale-aller de la Ligue des champions de football face à la redoutable équipe égyptienne du Zamalek, rompue aux joutes africaines. Mais le Raja, qui revient de loin, après avoir perdu 2-0 la finale-aller contre l’ASEC d’Abidjan, s’est bien rattrapé en fournissant un match magnifique lors de la rencontre retour qu’ils ont remportée sur le score sans appel de 4-0. Il semble que les hommes de Walter Meeuws soient sur une bonne dynamique.
Et comme nous l’a déclaré l’entraîneur belge, «l’équipe est en confiance après la prestation contre l’ASEC d’Abidjan, qui est une équipe qui ouvre le jeu. Le Zamalek, par contre, est une bonne équipe, plus expérimentée, plus maligne aussi, et qui va essayer de casser le rythme et essayer d’empêcher le Raja de poser son jeu». Et d’ajouter que ses joueurs doivent parvenir à faire la différence sans encaisser de but. «Si on arrive à maintenir notre pressing comme on sait le faire, tout devrait bien se passer», a-t-il ajouté, soulignant que «pour cela, nous comptons encore une fois sur notre merveilleux public qui nous a si merveilleusement supporté durant toute cette Champion’s Ligue et a joué le rôle qu’il a toujours su tenir, à savoir celui de douzième homme». Le coach belge, qui a ajouté que ses joueurs étaient prêts physiquement et mentalement à cette confrontation, était également tout heureux de nous annoncer le retour de son capitaine d’équipe, Abdellatif Jrindou, qui, blessé en championnat contre le CODM, n’avait pu être aligné contre l’ASEC, ni à l’aller ni au retour. Meeuws compte en effet énormément sur l’expérience de son patron dans l’aire de jeu. Mais aussi sur l’influence positive qu’il peut avoir sur ses jeunes coéquipiers, que sa présence rassure et qui l’écoutent et le respectent énormément sur le terrain. Contacté par «Aujourd’hui Le Maroc», Jrindou a confirmé l’information et souligné qu’il était presque complètement rétabli et que lui-même et tous les joueurs du Raja étaient impatients d’en découdre avec le Zamalek.
En effet, les Chadli, Aboucharouane, Erbati, Abdessamad, François, Diallo et consorts rêvent d’offrir une troisième Champion’s Ligue à leurs supporters, après celles remportées en 1997 et en 1999. Pour sa part, le Zamalek, qui compte dans ses rangs de bons joueurs, comme Hazem Imam, le capitaine, Walid Salah, mais également Abdel-Halim et le vétéran Hossam Hassan (36 ans, 162 sélections), vient également à Casablanca avec de grosses ambitions.
Et Roberto Carlos Capral, l’entraîneur brésilien de l’équipe égyptienne, a souligné, dans une interview à «Al-Ahram Hebdo», que «le Raja est une des meilleures équipes du continent. Ils ne sont pas arrivés en finale par hasard. L’équipe est très solide, surtout à domicile. Elle dispose d’une très bonne organisation tactique et ses joueurs sont très talentueux».
Et d’ajouter que cette finale va mettre aux prises deux grosses formations. «Ce ne sera pas facile. La victoire finale va se jouer sur peu de choses. Rencontrer le Raja est en tout cas un challenge très excitant. Nous sommes prêts à relever le défi», a poursuivi le Brésilien.
Le Raja est prévenu. Mais, pour peu qu’ils sachent jouer comme ils savent le faire et gérer convenablement cette finale-aller en continuant de surfer sur la vague qui les a portés jusqu’en finale, les Diables Verts devraient effectuer le match-retour dans de bonnes dispositions. Et ramener le Trophée tant convoité à Casablanca.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *