Le Raja face à son destin

Les Rajaouis et leurs supporters rongent leur frein. Les poulains du coach belge Walter mees piaffent d’impatience avant de pouvoir en découdre avec les champions ivoiriens qui leur avaient infligé une défaite sévère (0-2) au Stade Félix Houphouët-Boigny il y a deux semaines. Ayant bien géré le match durant la majeure partie du match, les Verts avaient cédé à deux reprises aux 71ème et 87ème minutes, sur deux coups de patte de l’attaquant ivoirien Romaric. Celui-ci permet ainsi à son équipe d’aborder le match-retour dans de meilleures conditions que les Diables Verts, condamnés à gagner chez eux avec une marge de trois buts pour pouvoir accéder à la finale de cette prestigieuse coupe africaine.
Le Raja avait été privé de son capitaine Abdellatif Jrindou, qui blessé à Meknès lors de la quatrième journée, n’avait pu faire le déplacement en Côte-d’Ivoire. Pour l’instant, personne n’ose se prononcer sur la participation ou non du patron de jeu rajaoui lors du match-retour. D’autant plus que les Verts seront privés de Nater, suspendu pour cumul de cartons jaunes.
Sur le papier, l’ASEC d’Abidjan semble donc avoir une sérieuse option pour la finale. Le coach belge du Raja, Walter Meeuws, estime que si l’équipe ivoirienne avait pu passer deux buts au Raja à Abidjan, il n’y a pas de raison que son équipe, qui a «perdu bêtement devant les Ivoiriens», ne puisse en faire de même à Casablanca.
«L’important, nous avait-il déclaré, c’est que tout le monde doit y croire et les que joueurs soient à 100% de leur potentiel physique et mental le jour du match». De même, il souligne que l’appui massif du public rajaoui est très important et qu’il doit se poursuivre de la première à la dernière minute de jeu. Les Chadli, Abdessamad, Kacimi, Aboucharouane, Diallo et autres Nater et François, qui sont en concentration depuis jeudi à Settat auront à coeur de prendre une revanche sur une équipe pratiquant certes un très bon football, mais qui reste à leur portée.
L’ASEC a déjà un pied dans l’étrier, c’est un fait. Mais rien n’est encore joué et le Raja, qui a fait un parcours exceptionnel en Ligue des champions d’Afrique de football, en éliminant de prestigieuses équipes continentales telles que la Jeanne d’Arc du Sénégal, le TP Mazembe de la République démocratique du Congo et Al-Ahly d’Egypte, a habitué ses supporters à se sortir des situations les plus compromises. Bien que traversant actuellement un passage à vide, les Diables Verts devraient se transcender dimanche soir pour offrir au public du Complexe Sportif Mohammed V et aux millions de téléspectateurs le meilleur des cadeaux : une qualification pour la finale.

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