Le réveil du cyclisme national

Aujourd’hui Le Maroc : Comment évaluez-vous la performance de l’équipe nationale au tour du Faso ?
Mohamed Jaber : Nous avons fait un bon tour, en ayant pour objectif de le gagner. Les instructions étaient claires : s’emparer du maillot jaune dès la première étape. Chose qui a été faite par Saâdoune. L’équipe lui a facilité par la suite le travail. Ed-Daïf a occupé la 5ème place au classement individuel alors que Haraki a eu la 10ème place. Le Maroc a en outre fini premier par équipes.
Ce n’était pas le cas lors du tour du Sénégal?
Pour le tour du Sénégal, construire une équipe homogène était une priorité. Peu importait le résultat individuel. Il ne faut pas oublier que l’équipe actuelle a été mise sur pied peu avant les Championnats arabes qui ont lieu du 13 au 20 août à Alexandrie, au cours desquels nous avons occupés la 2ème place sur les 20 équipes qui ont couru le tour.
Sur quelles bases s’est faite la reconstruction de l’équipe ?
Il s’agissait de rajeunir les effectifs de la sélection nationale. Aux côtés de coureurs expérimentés tels Ed-Daïf Taïeb, Amal Mustapha et Lachhab Brahim, dont la moyenne d’âge est de 31 ans, plusieurs jeunes espoirs ont fait leur entrée en équipe nationale. C’est le cas d’Abdelâati Saâdoune, Tarik Haraki et Mohammed Ouzraoui. Ces trois coureurs ont moins de 23 ans.
Ces performances à l’échelle arabe et africaine ne sont pas à l’image de la pratique de ce sport à l’intérieur du Maroc ?
Actuellement au Maroc, 43 clubs sont affiliés à la Fédération de cyclisme. 19 seulement participent aux compétitions nationales. Ils représentent un total de 850 licenciés. Ce n’est pas suffisant. Le calendrier national, qui est élaboré en décembre, a prévu 59 courses pour cette saison, en plus des championnats du Maroc Séniors et Juniors qui se sont tenus en juin.
Et le Tour du Maroc ?
Cela fait deux ans que le Tour du Maroc n’a pas été organisé. Et la fédération ne prévoit pas de le faire l’année prochaine.
Pourquoi ?
Un tour cycliste comme le tour du Maroc nécessite une préparation de deux années. Chose qui n’est pas facile avec l’effectif actuel de la fédération. Entre nous, les clubs et coureurs nationaux ont beaucoup besoin des quatre ou cinq millions de dirhams que les organisateurs donnent aux équipes participantes. Une telle somme allouée au cyclisme chaque année pourrait rehausser le niveau de ce sport au niveau national.

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