Le safari des Lions de l’Atlas

Premier test pour l’entraîneur nationale adjoint Badou Zaki. Les Lions de l’Atlas se sont envolés mercredi soir dernier à destination de la capitale gabonaise Libreville où ils devront faire leurs preuves devant la formation gabonaise. Une confrontation, la première depuis le départ de l’ancien entraîneur, le Portugais Humberto Coelho, qui entre dans le cadre des éliminatoires de la coupe d’Afrique. Son successeur, Zaki, a travaillé d’arrache-pied, et depuis sa désignation en mai dernier en tant qu’entraîneur adjoint de la sélection nationale après le divorce avec le portugais Coelho, pour aboutir à une équipe soudée et capable d’honorer le maillot national. Le navire de la sélection nationale ayant été abandonné aux aléas d’une gestion défaillante dont le souci est autre que l’image de notre football, c’est désormais entre les mains d’un ex-joueur international, admiré et respecté par tous qu’il échoue. La confiance en ses compétences règne, la foi en son patriotisment intact.
Zaki n’a plus que quelques jours pour faire les dernières retouches nécessaires : former une ossature et une équipe compétitive afin d’effacer des esprits les déceptions et déconvenues encore persistantes et qui ont marqué le parcours de l’équipe nationale depuis longtemps déjà. Les éliminations se sont suivies, le moral des Lions de l’Atlas n’en a été que trop entamé. Des éliminations qui ont laissé des traces pratiquement indélébiles chez a majorité des joueurs et que seuls les bons résultats parviendront à détruire. D’où la nécessité d’un travail axé le plus sur le mental et la bonne préparation psychique du onze pour surmonter cet état d’esprit, sachant que cette même équipe gabonaise avait joué, lors des éliminatoires de la CAN 2000, un mauvais tour aux nationaux en les battant aussi bien à l’aller à Libreville qu’au retour à Fès.
Zaki reste pleinement confiant quant aux capacités de ses joueurs et à l’avenir de son équipe puisqu’il a entamé des discussions avec les joueurs locaux ou ceux évoluant à l’étranger appelés à former l’équipe avant même le match amical face au Luxembourg gagné par les nationaux (2-0). Le match contre le Luxembourg nous a été très utile dans la mesure où il a permis aussi bien à zaki qu’à ses protégés de voir plus clair en leurs capacités et déficiences. C’était également l’occasion pour Zaki de clarifier plusieurs points, de remonter le moral et de chercher déjà à échafauder la cohésion entre ces éléments. Son premier objectif était de redonner confiance aux joueurs, de les faire réagir pour ne plus focalisés sur ces éliminations et leur expliquer que cette page est définitivement tournée et qu’il est temps d’en commencer une autre. Il faut dire dans ce sens aussi, et quel que soit le niveau que l’équipe nationale aura atteint et les résultats qu’elle enregistrera, que le fait même qu’il y ait un entraîneur national est un bon signe. C’est déjà un acquis à préserver et à faire durer.
La sélection nationale souffre certes d’une crise, pas celle de joueurs mais plutôt de résultats, comme cela peut arriver à n’importe quelle équipe. le dernier mondial en est la preuve avec les éliminations de certains favoris dés le premier tour.
Le choix des joueurs qui formeront la sélection a été dicté par la conjoncture présente à savoir la recherche de résultats, a déclaré Badou Zaki à l’issue de la séance d’entraînement de mardi au Centre national. Le temps fait cruellement défaut et il a fallu faire appel aux mieux préparés du moment pour atteindre cet objectif, même si le plus important, a-t-il ajouté, reste le travail à la base en vue de constituer une équipe plus compétitive. Entre le match amical de Luxembourg et l’officiel de Libreville, il n’y a rien en commun, a-t-il dit, indiquant que le premier test lui a permis de cerner un peu plus le niveau tactique de l’équipe, la condition physique de chacun et l’esprit collectif du groupe. Sans trop verser dans l’outrecuidance, les lions de l’atlas sont capables, une fois qu’ils auront repris confiance en leurs moyens, d’enflammer à nouveau les foules et de redonner la joie à un public qui n’a point cessé de les soutenir, surtout dans les moments difficiles. Le passé étant en effet une page tournée, l’objectif à atteindre maintenant est la CAN 2004.

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