Le sport collectif dans l’impasse

Alors que le Maroc était leader maghrébin, arabe et africain en sports collectifs durant les années 70 et 80, voilà qu’on n’entend pratiquement plus parler de ces disciplines. Les raisons sont multiples. A commencer par le manque de moyens et d’infrastructures. Les quelques rares salles couvertes dont dispose le Maroc sont loin de favoriser l’expansion de tels sports. La gestion défaillante des dirigeants, aussi bien de fédérations que de clubs, n’arrange en rien la situation critique de ces dsciplines. A cela s’ajoute le peu d’intérêt et de considération qu’on affiche à l’égard de ces sports. Ils sont donc obligés de vivoter dans la dèche en attendant des jours meilleurs. L’omnisports n’est pas de mise au Maroc. Comme il faut qu’il y’en ait un ou plusieurs à blâmer, on se tourne souvent vers le CNOM (Comité National Olympique Marocain) et le ministère de la Jeunesse et des Sports. On leur reproche de ne pas faire assez pour l’omnisports et d’accorder beaucoup d’intérêt à peu de disciplines au détriment des autres. Ce qui se vérifie étant donné la grande importance qu’occupent le football et l’athlétisme qui se taillent la part du lion des faveurs étatiques. Les clubs aussi ont leur part de responsabilité. La loi 06-86 sur le sport et l’éducation physique et qui oblige chaque club de football à avoir au moins sept sections omnisports n’a pas été appliquée. Et même quand c’est le cas, ils restent sur les marges et ne sont là que pour le «décor». Les médias aussi ne font que consacrer la marginalisation de ces disciplines. Au lieu de proposer au public marocain, on se rétracte derrière le sacro-saint «le plus public veut ça». Résultat : Il y en a parmi les sports au Maroc dont on ne parle qu’occasionnellement et qu’on laisse de côté toute l’année. Au niveau de l’affluence du public, le sport le plus populaire reste le football. Logique. Mais, dans le temps, des sports comme le handball avaient également leur public. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Et la question que l’on peut se poser, c’est de savoir pourquoi ce genre de sport n’arrive plus à attirer grand monde. Un sport, comme le hand ou le basket, n’est tout simplement pas rentable. Aussi bien sur le plan sponsoring, parrainage, que médiatique. Un fait qui semble, constituer une autre «exception» marocaine. Sous d’autres cieux, et professionnalisme oblige les sports s’assument, se prennent en charge et font en sorte d’être à la hauteur des exigences du public. Les sportifs n’ont donc pas à s’inquiéter pour leur avenir. Les responsables affichent une indifférence quasi-totale à leur égard. Pour la plupart des étudiants, les sportifs marocains caracolent dans leur statut d’amateurs. Jusqu’à nouvel ordre.

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